Maxime Bernier

Industrie touristique: Ottawa prié de réinvestir en promotion

De grands joueurs de l'industrie touristique québécoise, réunis à Wendake jeudi, ont demandé au ministre fédéral conservateur Maxime Bernier de réinvestir dans la promotion internationale des attraits locaux qui tentent de se tailler une place dans un marché mondialisé compétitif.
«À l'international, on trouve que le Canada a perdu beaucoup de terrain au cours des dernières années», avance le directeur général de l'hôtel Château Laurier et président de l'association nationale Hôtellerie Québec. «On est beaucoup moins présents à l'international.»
Le budget de la Commission canadienne du tourisme a été grandement amputé, déplore M. Girard, qui a participé à la rencontre avec le ministre Bernier, jeudi, en compagnie d'une douzaine d'acteurs de l'industrie. Sans moyens, l'organisation fédérale ne pourrait plus investir pour allécher le voyageur étranger. «Il ne reste quasiment pas d'argent pour faire de la promotion.»
Reste à savoir si l'appel a été entendu au cours de la table ronde de jeudi, qui a duré environ 1h, 1h30. «Il ne faut pas que ce soit juste pour des séances photo.»
«On s'attend à ce que le gouvernement fédéral mette à notre disposition du financement», acquiesce Jean Vincent, vice-grand chef de la nation huronne-wendat et président de l'industrie touristique de Wendake. La compétition est mondiale, les entreprises locales doivent pouvoir se faire connaître.
Jean Vincent convient cependant que les entrepreneurs doivent également «mettre la main à la pâte». «En 2008, [à Wendake], comme nation, on a décidé de prendre le virage de l'industrie touristique en investissant quelque 25 millions $ pour construire des infrastructures d'accueil de qualité répondant aux plus hauts standards qui sont exigés par les différentes clientèles qu'on reçoit.» Près d'un demi-million de dollars ont aussi été investis l'an dernier pour la reconstitution d'une maison longue du XVIe siècle.
Bernier «ici pour écouter»
Le ministre d'État à la Petite entreprise, au Tourisme et à l'Agriculture, Maxime Bernier, répondra-t-il favorablement aux requêtes? «Je suis ici pour écouter. [...] Nous avons parlé de l'importance de l'industrie touristique qui représente 84 milliards $. Donc, c'est une industrie importante au Canada», explique-t-il. «Avec les joueurs autour de la table, on a essayé de trouver les points pour améliorer l'offre touristique du Canada et le marketing que le Canada peut faire par l'entremise de la Commission canadienne du tourisme.»
Le ministre ne s'est pas avancé plus. Il prépare un sommet avec ses homologues des provinces, début septembre, au cours duquel il sera justement question de promotion des produits touristiques. M. Bernier devra par ailleurs dénicher un nouveau patron pour la Commission canadienne du tourisme, le siège étant vacant.
Au fait, qui a participé à la réunion de Wendake, jeudi? Entre autres, Yan Hamel, le président de l'Association québécoise de l'industrie touristique, André Roy, directeur de l'Office du tourisme de Québec, Nancy Houley, directrice des croisières au port de Québec, et Dave Laveau, directeur général de Tourisme autochtone Québec.