L'équipe de Wanted Technologies en compagnie du vice-président des finances et chef de la direction financière de la compagnie, Martin Auclair.

Indice boursier régional: Québec-Chaudière-Appalaches 2013, un grand cru

Les sociétés publiques des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches n'ont pas à rougir de leur performance en 2013. Elles ont généré un rendement de 35,6 %.
C'est diablement mieux que celle de l'indice phare de la Bourse de Toronto - le S&P/TSX composite - qui a réalisé un rendement de 9,6 % au cours de la dernière année.
Daniel Allard et Frédérick Tremblay, les instigateurs de l'Indice boursier régional (IBR) Québec-Chaudière-Appalaches, révèlent qu'il s'agit là du deuxième meilleur tour de force de l'indice au cours de la dernière décennie. En 2009, l'IBR avait montré un rendement de 36,7 %.
Créé en 2000, l'IBR est calculé à partir de la performance des 20 plus importantes sociétés inscrites en Bourse ayant pignon sur rue dans les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. Calculé depuis le 1er janvier 2000 à partir d'une valeur de départ de 2000 points, l'IBR a clôturé 2013 à 2886,5 points.
En 2013, il y avait 28 entreprises dans la grande région de Québec qui brassaient des affaires sur le plancher boursier torontois. Et ce nombre est en constante diminution. Elles étaient 49 en 2009.
Parmi les entreprises qui composent l'IBR, certaines occupent plus d'espace que d'autres. C'est le cas de l'Industrielle Alliance. Elle représente 37 % de l'indice. Or, 2013 a été une bonne année pour la compagnie d'assurances. La valeur de son action a grimpé de 31,38 $ à 47,16 $ entre le 31 décembre 2012 et le 31 décembre 2013, une croissance de 50 %.
C'est le cas aussi d'autres poids lourds régionaux. Le titre d'Atrium Innovations a fait un bond de 102%. Celui du Groupe Canam a connu une croissance de 130%. Par contre, Cominar n'a pas connu le même succès au cours de la dernière année. La valeur de son action a reculé de 19 % passant de 22,57 $ à 18,36 $.
En plus du Groupe Canam et d'Atrium Innovations, cinq autres sociétés publiques ont enregistré un rendement boursier supérieur à 100 % en 2013.
Le champion toute catégorie est sans aucun doute Wanted Technologies (lire l'autre texte), dont l'action a fait un pas de géant passant de 0,33 $ à 1,46 $. Une augmentation phénoménale de 342 %. Opsens, aussi, a bien fait. La compagnie spécialisée dans la fabrication de capteurs à fibre optique a vu le prix de son action grimper de 0,21 $ à 0,80 $. Un rendement de 281%. Medicago (195 %), Novik (176%) et Corporation Nuvolt (100%) peuvent aussi se réjouir de leur solide performance de leur action sur le marché boursier en 2013.
Au bas du classement, on trouve Nemaska Lithium (- 79 %), la société d'exploration minière Vior (- 63 %) et DiagnoCure (- 57 %).
EXFO et AEterna Zentaris, deux piliers économiques de la région de Québec, ont affiché des rendements négatifs en 2013. L'action d'EXFO a régressé de 5,8 % en chutant de 5,34$ à 5,03 $ entre le 31 décembre 2012 et le 31 décembre 2013. Celle d'AEterna Zentaris a dégringolé de 2,37 $ à 1,46$. Une baisse de 38 %.
En 2013, deux entreprises ont fait leur entrée sur le marché boursier. Il y a d'abord eu Manac, le fabricant de semi-remorques de Saint-Georges, puis, en toute fin d'année, la compagnie Nouveau Monde. Il s'agit d'une société d'exploration minière de L'Ange-Gardien qui détient plus d'une dizaine de propriétés dans les métaux de base et les métaux précieux au Québec.
En 2014, le portrait boursier régional connaîtra des changements à la suite de la vente à des intérêts privés étrangers d'Atrium Innovations, de Medicago et du fabricant de revêtements extérieurs Novik de Saint-Augustin-de-Desmaures.
Le Gala annuel des sociétés en Bourse organisé par l'IBR Québec-Chaudière-Appalaches se tiendra le 29 avril. Le pdg de l'Autorité des marchés financiers, Louis Morisset, en sera le président d'honneur.
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Et voilà Wanted Technologies!
Discrètement, ces dernières années, les analystes surveillaient l'ascension de Wanted Technologies du coin de l'oeil. L'entreprise de Québec volait encore sous leur radar. En 2013, elle est apparue en plein centre de leur écran.
«Il y a eu plus de gens, en 2013, qui ont voulu acheter de nos actions. Ça s'est traduit par une augmentation du titre», explique le vice-président finances et chef de la direction financière de Wanted Technologies, Martin Auclair.
Et quelle augmentation!
L'action du fournisseur d'informations de veille stratégique sur le marché de l'emploi a fait un bond vertigineux de 324% selon l'Indice boursier régional Québec-Chaudière-Appalaches.
En avouant n'avoir jamais autant parlé de Wanted Technologies à des investisseurs qu'en 2013, Martin Auclair explique cette spectaculaire poussée par la combinaison de différents facteurs, dont une croissance de 20 % des revenus - l'entreprise a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires record de 7,2millions$ - et une marge de profit sur les ventes de son outil d'analyse du marché du travail qui dépasse 90%. «Les coûts d'installation de notre solution chez un client sont minimes pour nous. Ce qui fait en sorte que notre croissance est accompagnée par une belle profitabilité.»
Le fait que l'entreprise fondée en 1997 par David Tanguay et Ian Delisle soit exempte de dette et qu'elle ait engrangé 3,7 millions$ dans ses coffres la rend séduisante pour les investisseurs qui recherchent des sociétés rentables affichant des résultats financiers constants et prévisibles.
Sur les chapeaux de roues
L'année 2014 a débuté sur les chapeaux de roues pour Wanted Technologies qui fournit un gagne-pain à 45 travailleurs dont une trentaine sont en poste à Québec. Au début de la semaine, la compagnie annonçait qu'elle venait de décrocher un contrat d'un peu plus d'un million de dollars.
Évidemment, le regain de vie de l'économie américaine veut apporter encore plus d'eau au moulin de Wanted Technologies qui réalise 90% de ses ventes au sud de la frontière. La plupart de ses clients sont des grandes corporations membres du club sélect du Fortune 1000. «Les besoins de recrutement des entreprises augmentent de mois en mois, et ce, dans un environnement ultracompétitif pour la quête de talents», témoigne Martin Auclair.
Comptant sur une base de données qui a accumulé pas moins d'un milliard d'offres d'emploi depuis 2005, Wanted Technologie offre aux entreprises, aux firmes de recrutement et aux gouvernements un produit qui leur permet d'ajuster leurs stratégies de dotation des postes en fonction des conditions réelles du marché dans telle ou telle région et pour tel ou tel titre d'emploi. «À partir de notre technologie, le client est en mesure de faire une analyse minutieuse des demandes et des offres d'emplois et de savoir s'il sera facile ou non de combler un poste. Il aura alors l'information nécessaire pour orienter sa stratégie de recrutement.»
Au cours des prochaines années, Wanted Technologies entend prendre d'assaut le marché mondial du recrutement.