L'incinérateur de Québec

Incinérateur: appel d'offres annulé en raison des prix trop élevés

La Ville de Québec a annulé un appel d'offres pour des brûleurs au gaz naturel qu'elle voulait installer à l'incinérateur, en raison des prix trop élevés soumis par les trois entreprises intéressées.
«Les soumissions reçues dépassent largement l'estimation et le budget pour ce projet», peut-on lire dans le sommaire d'une décision du comité exécutif prise cette semaine. L'appel d'offres a été lancé en novembre et fermé en décembre. Les soumissions variaient entre 3,9 et 5,5 millions $.
Les travaux, qui devaient être effectués en 2015, consistaient à installer un premier brûleur à flamme courte tourbillonnante dans le four numéro 1. Après évaluation de la performance, l'installation devait se poursuivre dans les trois autres chaudières. Il était également prévu de refaire la tuyauterie pour se raccorder au réseau de Gaz Métro.
Cet apport énergétique devait permettre aux fours d'atteindre plus rapidement leur niveau optimal de chaleur après un temps d'arrêt, explique Sylvain Gagné, porte-parole de l'administration municipale. Actuellement, ils sont repartis avec un petit feu de déchets qui grossit tranquillement. Les brûleurs auraient plutôt préchauffé les chaudières avant d'y lancer des déchets. «Ça accélérait le démarrage», souligne M. Gagné.
Fours rarement éteints
Les quatre fours de l'incinérateur sont rarement éteints, sauf lors d'entretiens ou de bris. La Ville ne se formalise donc pas de continuer avec l'ancien système. Le service des Travaux publics poursuit ses analyses pour voir s'il n'y aurait pas moyen de fractionner le contrat ou de changer la méthode d'installation pour réduire les coûts.
La Ville de Québec a repris récemment le contrôle de son incinérateur. Il lui en a coûté plus d'un million de dollars pour mettre fin prématurément au contrat qui la liait au gestionnaire Tiru. L'administration Labeaume espère économiser avec la nouvelle structure et augmenter ses ventes de vapeur, donc ses revenus.