Les ventes de maisons devraient progresser de 2 % en 2014 à Québec pour franchir le cap des 6400 transactions.

Immobilier: des prix stables à Québec en 2014

On ne devrait pas assister à des chutes de prix des maisons en 2014 dans la région de Québec. La Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) s'attend plutôt à une stabilité et à un rééquilibrage des forces du marché immobilier au cours des 12 prochains mois.
«Les acheteurs auront davantage de choix et les vendeurs devront être plus patients», a souligné mardi le directeur du service Analyse du marché de la FCIQ, Paul Cardinal, lors d'une conférence sur les perspectives du marché immobilier dans la capitale.
Il faut dire que l'an dernier, le nombre de transactions immobilières a reculé de façon significative dans la région métropolitaine, en baisse de 13 %, alors que 6292 ventes résidentielles ont été enregistrées.
Pendant que les ventes reculaient l'an dernier, il faut noter que le nombre d'inscriptions de nouvelles résidences à vendre a fortement progressé (variant de 4 % à 30 %) dans la plupart des secteurs.
Selon la FCIQ, les ventes de maisons devraient progresser de 2 % en 2014 à Québec pour franchir le cap des 6400 transactions.
Tout comme l'an dernier, la valeur des maisons devrait également connaître une légère croissance. Le prix médian d'une résidence unifamiliale avancera de 2 %, à 250 000 $, alors que celui d'une copropriété demeurera stable, à 200 000 $.
Selon M. Cardinal, le marché de la copropriété continuera d'être à l'avantage des acheteurs en 2014. «Un surplus de copropriétés, tant sur le marché de la revente que celui du neuf, persistera encore cette année», a-t-il laissé entendre, faisant valoir la bonne tenue de l'économie de Québec.
La FCIQ prévoit que le marché demeurera équilibré pour les maisons unifamiliales et les plex notamment.
L'an dernier, le nombre de transactions a diminué partout sur le territoire de la région métropolitaine de Québec, à l'exception du secteur de la Haute-Ville (+ 1 %).
Le nombre de transactions a ainsi chuté de 21 % dans le secteur des Rivières, de 20 % dans Charlesbourg, de 15 % dans Sainte-Foy, de 15 % dans La Haute-Saint-Charles, de 14 % dans le secteur Beauport et de 12 % dans le secteur de Lévis.
Le Québec au ralenti
Les données fournies par la FCIQ démontrent que le ralentissement du secteur immobilier a été observé partout au Québec l'an dernier, notamment du côté des ventes de copropriétés, en baisse de 10 %.
Au total, 71 265 transactions immobilières ont été réalisées au Québec en 2013, en baisse de 8 % par rapport à 2012. Les ventes de maisons unifamiliales ont diminué de 7 % (50 082 transactions), alors que celles des plex ont reculé de9 % (6015 transactions).
Le tiers des propriétaires-vendeurs de résidences ont également été contraints de réviser leur prix à la baisse pendant que les délais de vente augmentaient, notamment dans le condo.
Hausse des taux à prévoir
Par ailleurs, l'économiste Marie-Claude Guillotte chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne a fait savoir qu'elle s'attendait à observer une hausse des taux hypothécaires d'ici la fin de 2014 au Québec.
«On pourrait voir le taux affiché d'une hypothèque fermé cinq ans près des 6 % d'ici la fin de l'année», a-t-elle souligné.
La Banque Laurentienne est d'avis que les taux affichés de cinq ans fixes passeront de 5,4 % à près de 6 % d'ici à la fin de 2014, puisque les taux obligataires (obligationscinq ans) vont monter, passant de1,95 % à 2,5 % durant cette même période. Les prévisions de la Banque Laurentienne poussent même les taux obligataires à 3,25 % en 2015.
Cette hausse des taux attendue cette année et l'an prochain pourrait ainsi freiner les ardeurs du ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, qui souhaite un nouveau resserrement des règles hypothécaires au pays.
«Or, un autre resserrement des règles hypothécaires, qui prendrait la forme d'une augmentation de la mise de fonds minimale et d'une réduction supplémentaire de la période maximale d'amortissement n'est pas souhaitable et serait même très dommageable pour le marché immobilier résidentiel québécois», a fait savoir M. Cardinal.