La directrice des ressources humaines du magasin IKEA de Québec, Émilie Béliveau.

IKEA embauche à Québec: 200 postes à pourvoir

Il y a assurément des consommateurs dans la région de Québec qui comptent le nombre de dodos avant l’ouverture du magasin IKEA!

Situé dans le secteur Duplessis et visible de l’autoroute 40, le magasin de 340 000 pieds carrés, soit l’équivalent de cinq terrains de football, a levé de terre ces derniers mois.

Comme prévu, l’ouverture se fera à la fin de l’été ou au tout début de l’automne.

Émilie Béliveau, elle, est déjà au boulot.

Elle est directrice des ressources humaines du magasin IKEA de Québec.

Sa mission : recruter près de 280 employés.

Son défi : trouver la main-d’oeuvre nécessaire dans un contexte de plein emploi.

En effet, le taux de chômage affichait 3,2 % en février dernier dans la région métropolitaine de recensement de Québec, qui couvre essentiellement le territoire des villes de Québec et de Lévis. Le taux d’emploi des personnes âgées de 25 à 54 ans frôle le 90 %.

Une brutale réalité qui ne démonte pas la jeune femme.

Foire de l’emploi de Québec

«Nous sommes très confiants d’être en mesure de recruter et de former tout le personnel dont nous aurons besoin au moment de l’ouverture», assure-t-elle au cours d’une entrevue avec Le Soleil.

Le recrutement des gestionnaires du magasin d’ameublement intérieur est pratiquement terminé.

La trentaine d’employés qui besognent actuellement au centre de cueillette de la rue Watt déménageront dans le nouveau magasin le moment venu.

Déjà, des candidats ont été rencontrés. Certains ont été embauchés. Quelques-uns sont même actuellement en formation.

«Il nous reste environ 200 postes à combler», résume Émilie Béliveau.

Il y a des opportunités de carrière dans la vente, le service à la clientèle et la logistique.

Aussi dans la restauration puisque le nouveau magasin abritera un restaurant de 600 places. Sans compter une épicerie suédoise et un bistro.

Pour les 200 postes à pourvoir, la directrice des ressources humaines espère faire  de belles découvertes à l’occasion de la Foire de l’emploi de Québec qui se tiendra vendredi et samedi au Centre de foires d’ExpoCité. Il s’agira de la 20e édition de ce supermarché de l’emploi qui avait attiré, l’an dernier, 10 000 visiteurs. Pas moins de 163 employeurs s’y étaient pointés pour proposer près de 14 500 postes.

Pour l’instant, les organisateurs refusent de divulguer le nombre d’employeurs présents et de postes offerts. Ils insistent, toutefois, pour dire  qu’il s’agira d’une édition qui passera à l’histoire.

Des ateliers d’embauche

Les recruteurs d’IKEA ne sont pas à la recherche des candidats proposant le CV le mieux garni. Ou croulant sous l’accumulation de diplômes ou de compétences.

«La personne doit être curieuse et passionnée par la vie à la maison. C’est une évidence même, me direz-vous. Elle doit aussi être soucieuse du service à la clientèle. En fait, nous nous intéressons d’abord et avant tout aux valeurs qui animent les candidats bien plus qu’à leur CV», signale Émilie Béliveau.

Pour évaluer ses futurs «collaborateurs», IKEA a recours à des ateliers d’embauche.

Pendant une demi-journée, les candidats retenus à l’issue d’une première évaluation sont invités à participer à une série d’activités. Ils sont divisés en petits groupes de 10 à 15 personnes et supervisés discrètement pas des spécialistes des ressources humaines du détaillant suédois.

«À partir de leur comportement lors de l’exécution des activités, nous évaluons, par exemple, leur attitude par rapport au service à la clientèle ou leur préoccupation par rapport à des thèmes comme le développement durable», explique Émilie Béliveau en s’arrêtant brusquement. «Il ne faudrait quand même pas que je refile trop d’indices aux candidats...»

L’histoire ne dit pas si les candidats doivent démontrer leur capacité à assembler un meuble lors de ces activités!

Jusqu’à maintenant, IKEA a tenu quatre ateliers d’embauche dans la capitale. Près d’une dizaine d’autres seront organisés au cours des prochaines semaines.

Sans établir de cibles précises, le détaillant veut favoriser la diversité culturelle au sein de ses équipes.

«Notre fondateur, Ingvar Kamprad, aimait dire que plus la composition d’une équipe est diversifiée, plus elle sera forte et plus loin elle ira», indique la directrice des ressources humaines.

Travailler pour IKEA

Pour tirer son épingle du jeu dans le rude marché de la main-d’oeuvre dans le secteur du commerce de détail, une entreprise doit en mettre un peu plus sur la table que ses concurrents.
Évidemment, IKEA prétend en faire plus que les autres.

Gamme complète d’avantages sociaux, régime enregistré d’épargne-retraite collectif (y compris pour les étudiants),  bonis pour tous lors de l’atteinte des objectifs financiers corporatifs et rabais pour l’achat de produits en magasin.

«Nous nous engageons également à fournir à nos employés leur horaire de travail quatre semaines à l’avance afin qu’ils puissent bénéficier d’un meilleur équilibre entre le boulot et leur vie personnelle.»

En plus, les travailleurs d’IKEA qui désirent casser la croûte à la cafétéria du magasin bénéficient d’un rabais de 50 % sur les repas.

Fondé en 1943, le commerce est présent dans près d’une trentaine de pays et compte 357 magasins fréquentés annuellement par 817 millions de consommateurs.

Pour la petite histoire, rappelons qu’IKEA avait ouvert un magasin à Québec en 1982 à Place Lebourgneuf. En 1996, l’établissement fermait ses portes et mettait à pied une soixantaine de travailleurs.
     

Le magasin IKEA de Québec ouvrira ses portes à la fin de l'été ou au début de l'automne.