Les skieurs du Massif de Charlevoix auront droit ce samedi à la Fête du Grand Duc, puis, le 5 avril, à une fête où la musique reggae sera à l'honneur.

Hydro-Québec: les stations de ski plaident de nouveau pour un tarif réduit

Les stations de ski du Québec profitent de la campagne électorale pour revenir à la charge sur les tarifs d'électricité et demandent aux partis politiques des engagements fermes dans le but ultime de faire plier la Régie de l'énergie et Hydro-Québec.
Dans Charlevoix, les stations de ski du Massif et du Grand-Fonds, ainsi que du Mont-Sainte-Anne sur la Côte-de-Beaupré dédient plus de 25 % de leur facture d'électricité à la fabrication de neige artificielle. Une facture qui peut atteindre les centaines de milliers de dollars, selon la taille de la station.
«Ce n'est pas normal que le coût d'enneigement soit plus coûteux ici qu'au Vermont», déplore le président-directeur général de l'Association des stations de ski du Québec (ASSQ), Yves Juneau. «Je pense que les partis politiques et les politiciens peuvent faire bouger les choses parce qu'ils l'ont fait pour les alumineries et l'agriculture, notamment pour la production en serre. Nous pensons que ça peut se faire pour le ski également.»
À Grand-Fonds, unique station à nous avoir dévoilé ses chiffres, le compte d'Hydro-Québec frôle en moyenne les 110 000 $ par année, dont quelque 25 000 $ sont attribués à l'enneigement artificiel. Dans sa globalité, l'électricité représente environ 10 % du budget de fonctionnement de la montagne qui comptabilise quelque 43 000 jours/ski. Depuis l'abolition du «tarif neige» accordé aux stations dans les années 80, la facture d'électricité a doublé à Grand-Fonds. En fait, le rattrapage imposé est de 8 % par année.
L'ASSQ, qui représente 75 entreprises du ski au Québec, plaide cette cause de la tarification pour l'enneigement depuis quelque temps déjà, notamment auprès de différents ministères, de la Régie de l'énergie et d'Hydro Québec. Selon le regroupement, la croissance de ce poste de dépense limite la compétitivité des stations de ski québécoises.
Selon M. Juneau, quand les «stations de ski produisent de la neige de façon plus efficace, elles attirent et s'assurent la clientèle. Cette clientèle est bonne pour toute l'industrie touristique hivernale, pour les emplois en hiver. Et c'est particulièrement vrai en région, comme c'est le cas dans Charlevoix.»