Un premier contrat avec la Garde côtière fait déjà travailler 50 employés du Chantier naval Forillon de Gaspé, ici sur le futur navire Baie de Plaisance, destiné aux Îles-de-la-Madeleine.

Huit navires de plus pour la Garde côtière

La Garde côtière canadienne commandera 8 navires de recherche et sauvetage de plus que les 12 d'abord prévus. Le Chantier naval Forillon de Gaspé est confiant de pouvoir construire une partie de ces bâtiments supplémentaires, lui qui a décroché un contrat de 45,8 millions $ pour six navires lors de la commande initiale. D'autres chantiers plaident pour un nouvel appel d'offres.
Le Chantier Forillon partageait le premier contrat, octroyé en 2015, avec l'entreprise Hike Metal Products, de Wheatley en Ontario, qui construit aussi six navires. 
Mercredi à Gaspé, le ministre des Pêches et des Océans, Dominic LeBlanc a fait l'annonce de huit autres navires, portant le total à 20. Or, les contrats des chantiers de Gaspé et de Wheatley incluent la possibilité de construire chacun quatre navires de plus. 
M. LeBlanc ne sait pas si Ottawa se prévaudra de cette possibilité ou s'il retournera en appel d'offres. «C'est une question que le ministère des Travaux publics devra trancher. Compte tenu du besoin de les avoir le plus vite possible, j'ai demandé à la Garde côtière de regarder les options.»
Le premier navire fabriqué à Gaspé, le Baie de Plaisance, sera livré en novembre à Cap-aux-Meules, aux Îles-de-la-Madeleine. «La Garde côtière est extrêmement contente du travail fait au Chantier naval Forillon», a déclaré le ministre, qui a loué la «bonne et longue expertise» de l'entreprise. 
Le président du Chantier naval Forillon, Robert Côté, était présent à l'annonce. Il croit que le fédéral lui confiera au moins une partie des navires supplémentaires. «On est très confiants d'en avoir. Le contrat se déroule bien.» Le premier contrat tient déjà occupés 50 employés du chantier de Gaspé depuis 2016 et le fera jusqu'en 2019.
Le Groupe Océan avait soumissionné pour la construction des 12 premiers navires et aimerait le faire à nouveau, indique Philippe Filion, directeur des affaires publiques et corporatives.
«On plaide de retourner en appel d'offres. Plus il y a de compétition, plus le gouvernement en a pour son argent. Plus c'est divisé en différents lots, plus ça assure le maintien d'expertise et d'emplois partout au Canada», dit-il. Le Groupe Océan possède des installations à L'Isle-aux-Coudres, à Bas-Caraquet et à Québec.
Les navires de la Garde côtière mesureront 20 m de long par 6 m de large. Conçus pour se redresser automatiquement s'ils chavirent, ils servent à faire des recherches sur l'eau, à répondre aux appels de détresse en mer et à venir en aide aux navires en difficulté. Ces navires embarquent un équipage de quatre à six personnes et peuvent transporter jusqu'à 14 rescapés. Ils remplaceront des navires qui ont servi 18 ans en moyenne.