HS Télécom, dont une centaine de travailleurs fourmillent à son siège social à Lévis, cessera ses activités le 31 janvier.

HS Télécom ferme et licencie 140 travailleurs

HS Télécom fermera boutique. Environ 140 travailleurs se retrouveront sur le chômage en janvier.

«Des licenciements avaient été annoncés la semaine dernière, mais là, c’est le couperet qui tombe. C’est l’incompréhension et la stupeur pour nous», a indiqué Philippe Lavoie, président du syndicat de la section locale 2009 d’Unifor.

L’employeur, dont une centaine de travailleurs fourmillent à son siège social à Lévis, cessera ses activités le 31 janvier. L’annonce a été faite aux employés, jeudi.

Il faut dire que les difficultés financières de l’entreprise ne datent pas de quelques semaines.

Au printemps 2017, avant d’effectuer les premières coupes, environ 200 travailleurs étaient à l’emploi de HS Télécom.

Depuis, la direction de la compagnie spécialisée dans le domaine de la câblodistribution, de la téléphonie par câble, de l’internet ainsi que la pose de la fibre optique, a procédé a plusieurs restructurations. Elle a notamment fermé en mai 2017 son bureau en Estrie, 55 travailleurs avaient alors perdu leur gagne-pain. Par la suite, elle a coupé ses antennes à Trois-Rivières, à Victoriaville et au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

C’est d’ailleurs dans cette dernière région que l’employeur a annoncé la semaine dernière l’abolition de 25 postes.


« C’était inévitable pour nous de fermer l’entreprise considérant que nous n’avions plus assez de territoires et de travail »
Serge Asselin, président et chef de direction de HS Télécom

Pas une surprise

Pour M. Lavoie, en raison des récentes décisions d’affaires de la direction, la fermeture complète de l’entreprise était «une forte possibilité», bien qu’il concède être sous le choc.

«Nous l’avions vu venir au cours des derniers mois avec l’attitude de l’employeur. Nous devions avoir des rencontres pour renouveler la convention collective et il a choisi d’annuler ces événements. Au cours des dernières semaines, il a aussi procédé à la fermeture de trois établissements. Au total, quarante employés ont été remerciés», déplore-t-il.

«Nous avons évolué au fil des ans dans un contexte d’incertitude constant dû au modèle d’affaires de notre entreprise. Nous avons toujours eu un seul client [Vidéotron]», poursuit-il.

Plus assez de boulot

Du côté de HS Télécom, la direction a expliqué au syndicat sa décision par le fait que son carnet de contrats a chuté au cours des dernières années, notamment avec son principal client.

Joint par Le Soleil, le président et chef de direction, Serge Asselin, a tenu à remercier ses employés et à s’excuser pour la tournure des événements.

«Jeudi a été une journée très difficile. Nous sommes rendus ici en raison de l’évolution de la technologie et d’un alignement de chaînes d’événements», explique celui qui occupe des postes de direction dans la compagnie depuis 11 ans. «C’était inévitable pour nous de fermer l’entreprise considérant que nous n’avions plus assez de territoires et de travail», poursuit-il, perdant également son boulot au mois de janvier.

Le patron stipule que la décision de fermer complètement a été prise par la famille Gauthier, aussi propriétaire de TCI Télécom, au cours des dernières semaines.

Selon lui, les conventions collectives de certaines entreprises de télécommunications faisant appel à des sous-traitants sont en partie responsables de cette fermeture. Il mentionne que les compagnies de sous-traitance dans son secteur d’affaires sont devenues «quasi inexistantes».

Un comité de reclassement sera mis sur pied au cours des prochaines semaines. La compagnie HS Télécom avait été fondée dans la région de Québec en 1989.