Selon Nicole Tourigny, chargée des relations de travail à Statistique Canada, l'organisme sait combien de plaintes pour harcèlement sont effectuées par ses employés, mais ignore - contrairement à la plupart des ministères - s'il s'agit de plaintes pour harcèlement sexuel, verbal, physique ou autre.

Harcèlement sexuel, le «flop» des ressources humaines

Le laxisme des employeurs en matière de harcèlement sexuel fait partie des «ratés» de 2015 du palmarès annuel des «tops et des flops» de l'Ordre des conseillers en ressources humaines, qui représente 10 000 membres au Québec.
L'Ordre signale que plusieurs cas de laxisme ont été exposés au grand jour et ont fait la manchette. Selon l'organisation, les dossiers les plus déplorables sont ceux où l'employeur, conscient de la situation, a choisi de fermer les yeux. L'Ordre espère que la médiatisation de ces cas aura permis aux travailleurs et aux gestionnaires de prendre conscience de la gravité de l'enjeu et de l'importance d'agir.
La conflit chez les concessionnaires automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui perdure depuis trois ans, a également retenu l'attention dans les «flops». Le lockout des 440 employés des 27 concessionnaires devrait prendre fin d'ici la fin de janvier, en raison de l'adoption du projet de loi 71 par le gouvernement du Québec.
Du coté des «tops» de 2015, l'Ordre souligne les ententes intervenues sur les régimes de retraite des employés dans le secteur privé et dans l'administration publique, notamment chez White Birch et à la Ville de Victoriaville.
La conclusion d'un accord de principe dans le secteur public provincial est également saluée. L'entente devra toutefois être ratifiée dans les prochaines semaines par les syndiqués.