Sam Hamad

Hamad laissé à l'écart

Malgré un désir ardent de retourner au conseil des ministres, Sam Hamad devra ronger son frein encore quelque temps, au moins.
Contraint à céder son siège en avril, le député libéral de Louis-Hébert n'a pas pu le retrouver à la faveur de l'ajustement ministériel de lundi. 
Le premier ministre Philippe Couillard n'a pas voulu s'étendre sur les raisons pour lesquelles les uns ou les autres n'ont pas accédé au Saint des Saints. «Je tiens à dire que Sam est une partie importante de notre équipe, a déclaré M. Couillard. Il a une connaissance fine de la réalité politique et économique de la région de Québec et on entend bien qu'il continue à les mettre à profit.»
Le commissaire à l'Éthique a jugé que M. Hamad a été « plus qu'imprudent en contrevenant aux principes éthiques de base dans la gestion des fonds publics» dans le dossier de l'entreprise Premier Tech. 
Depuis son retrait, différents acteurs de la région de Québec ont réclamé le retour de M. Hamad, dont le maire Régis Labeaume. Le nouveau responsable de la région de la Capitale nationale, le ministre François Blais, a éprouvé sa part de difficultés depuis son arrivée en poste. «Je suis satisfait du travail de M. Blais», a dit Philippe Couillard, lundi. Il a du fait même coupé court aux rumeurs qui envoyaient la responsabilité de la capitale au ministre de l'Éducation et de la Famille, Sébastien Proulx. 
D'autre part, le premier ministre admet qu'il était au courant que son parti mènerait un sondage auprès de ses militants. Il était toutefois «inapproprié» de sonder leur appréciation de l'éthique de certaines personnes, dont M. Hamad. Ça, assure-il, il ne le savait pas.
Le Parti Québécois a aussi noté qu'un autre libéral, Robert Poëti, n'a pas non plus retrouver sa limousine ministérielle. Il a été «démis de son poste aux Transports pour avoir été trop curieux à propos des malversations qui y avaient cours», a soutenu le PQ.