Le constructeur automobile Ford s’ajoute à une liste de plus en plus longue de marques de poids ayant décidé de ne plus toucher aux réseaux sociaux pendant un mois ou deux, voire plus.
Le constructeur automobile Ford s’ajoute à une liste de plus en plus longue de marques de poids ayant décidé de ne plus toucher aux réseaux sociaux pendant un mois ou deux, voire plus.

Haine sur les réseaux sociaux: Ford rejoint le boycottage publicitaire

SAN FRANCISCO — Comme Coca-Cola, Starbucks ou Unilever, Ford ne diffusera plus de publicités sur les réseaux sociaux pendant un mois, pour protester contre la présence de contenus incitant à la haine ou à la violence.

«Nous mettons en pause nos publicités sur tous les réseaux sociaux pendant 30 jours pour réévaluer notre présence sur ces plateformes», a indiqué lundi le constructeur automobile américain.

«L’existence de contenus qui comprennent de la haine, de la violence ou de l’injustice raciale doit être éradiquée», a-t-il ajouté.

La société s’ajoute à une liste de plus en plus longue de marques de poids ayant décidé de ne plus toucher aux réseaux sociaux pendant un mois ou deux, voire plus.

Starbucks, Coca-Cola et le géant de l’agroalimentaire et des cosmétiques Unilever, notamment, ont annoncé une pause similaire cette fin de semaine.

PepsiCo va aussi boycotter Facebook en juillet et août, selon la chaîne américaine Fox Business.

Tous les réseaux sociaux, mais Facebook tout particulièrement, se voient reprocher de ne pas faire assez pour éliminer les publications racistes ou haineuses sur son site.

La NAACP, la grande organisation de défense des droits civiques des Afro-Américains, une organisation de lutte contre l’antisémitisme, la Anti Defamation League, et d’autres associations ont appelé à un boycottage de la publicité sur Facebook pendant le mois de juillet.

Verizon (télécoms), Honda, Ben & Jerry’s (glacier appartenant à Unilever), Patagonia, North Face et REI (articles de sport) se sont associés à la campagne la semaine dernière.

Les organisations reprochent surtout à la plateforme son laxisme perçu vis-à-vis des propos tenus par des hommes politiques, le président Donald Trump en tête, ou des groupes d’extrême droite.

Ces critiques — qui ne sont pas neuves — ont pris de l’ampleur depuis la mort de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc à Minneapolis et dont la vidéo a choqué le monde entier et déclenché des manifestations anti-racistes massives aux États-Unis et ailleurs.