Selon des documents de la Cour supérieure en matière de faillite et d’insolvabilité, la compagnie de restauration de Québec, pilotée par Michel Bellavance, devait ce printemps 2,2 millions $ à ses créanciers.

Groupe Nourcy mise son avenir au Village Vacances Valcartier

Sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité, le Groupe Nourcy a fermé ou vendu au cours des dernières semaines plusieurs de ses points de service à travers la capitale, a constaté Le Soleil. L’entreprise tente maintenant de sauver ses activités au Village Vacances Valcartier.

Selon des documents de la Cour supérieure en matière de faillite et d’insolvabilité, la compagnie de restauration de Québec, pilotée par Michel Bellavance, devait ce printemps 2,2 millions $ à ses créanciers.

Dans les récents rapports du syndic responsable du dossier, Raymond Chabot, on peut lire que le Groupe Nourcy a restructuré ses trois divisions d’affaires, soit «Le Commissariat», les «Services de restauration Nourcy» et «Nourcy Comptoir & Traiteur».

Pour l’entité «Le Commissariat», située dans l’hôtel le Marriott Courtyard, le bail du Groupe Nourcy a été résilié le 23 juin. Les propriétaires de l’établissement hôtelier ont déposé une offre de 20 000 $ pour acquérir les équipements, l’ameublement et la marchandise en place.

La transaction a été autorisée par la Cour supérieure, dans un jugement du 6 juillet. Elle devait permettre «le maintien des opérations du restaurant et le transfert des employés».

Le Groupe Nourcy exploitait cet établissement dans Lebourgneuf depuis le 5 août 2016. Le restaurant Le Commissariat avait une dette de 86 000 $.

Par ailleurs, pour la division «Nourcy Comptoir & Traiteur», la direction a été contrainte d’abandonner ses activités. Elle devait trouver des ententes avec plus de 130 créanciers pour une somme de 1,6 million $. 

L’entreprise a vendu ou fermé ses points de service à l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec — le bail a été résilié —, au Centre Vidéotron, au Complexe Santé Taniata et chez Desharnais pneus et mécanique, retrouve-t-on dans les documents du syndic. 

Le comptoir à l’Aéroport international a été repris par la compagnie Origine café-traiteur, pilotée par Nicolas Nourcy et sa mère. C’est leur famille qui avait fondé le Groupe Nourcy en 1977 avant de vendre leurs parts à M. Bellavance. 

Importantes acquisitions

Dans son rapport présenté à la Cour, Raymond Chabot explique que cette branche d’affaires de l’entreprise a réalisé d’importantes acquisitions d’immobilisations pour ouvrir des comptoirs dans divers établissements, «mais n’a pas été en mesure de rentabiliser ces projets de croissance».

Le Groupe Nourcy a été contraint de mettre en vente ses équipements dans ses locaux de Lebourgneuf (Complexe de la Capitale), de Taniata, de Desharnais et ceux de son usine de fabrication et de transformation alimentaires située à Lévis.

Pour le Complexe Santé Taniata, une offre de 9500 $ a été déposée par le propriétaire de l’immeuble. Pour le Comptoir Desharnais, la direction de l’établissement, Gestion F.D. Desharnais, a offert 8000 $ pour l’ensemble des actifs, révèlent les documents. 

Quant aux équipements de l’usine, la compagnie Encanteurs Continental a soumis une offre de près de 89 240 $. Dans son jugement daté du 6 juillet, la Cour supérieure a donné le feu vert pour réaliser ces trois transactions.

Finalement, pour la division «Services de restauration Nourcy», qui est responsable du service de restauration au Village Vacances Valcartier, le Groupe Nourcy travaille toujours de concert avec plus d’une centaine d’employés afin d’assurer que les services offerts aux clients soient conformes aux ententes contractuelles. Cette entité avait ce printemps une dette accumulée de 477 898 $ auprès d’une quarantaine de créanciers. 

Profits cet été

Pour poursuivre ses activités, la direction de «Services de restauration Nourcy» a toutefois obtenu un financement intérimaire de 150 000 $ au cours des dernières semaines.

Selon le rapport du syndic, cette entité n’a pas été en mesure d’atteindre la rentabilité au cours de ses onze premiers mois d’exploitation en raison «de la période de rodage et d’une météo capricieuse». Elle prévoit toutefois générer des profits d’opérations cet été. 

Pour son «Services de restauration Nourcy», le syndic indique dans son rapport du 16 juillet que le Groupe Nourcy pourrait solliciter des investisseurs ou des partenaires financiers pour assurer la pérennité de la compagnie.

Au cours des derniers jours, l’entreprise a obtenu un délai supplémentaire de 45 jours pour procéder au dépôt de ses propositions aux créanciers.