Le carnet de commandes du Groupe Canam est bien garni.

Groupe Canam: meilleur trimestre en 10 ans

Les temps sont bons pour le Groupe Canam. Non seulement le fabricant de produits de construction de Saint-Georges a vu ses revenus atteindre 1,6 milliard $ au cours de l'exercice financier 2015 - une poussée de 374,1 millions $ ou de 30 % par rapport à celui de 2014 -, mais les résultats des trois derniers mois de l'année ont été les meilleurs des 10 dernières années.
<p>Le président et chef de la direction du Groupe Canam, Marc Dutil.</p>
Les revenus consolidés du quatrième trimestre de 2015 ont augmenté de 110,2 millions $ pour afficher 493,8 millions $. Une hausse de 28,7 %.
Pour cette période, le résultat net attribuable aux actionnaires s'établit à 17,8 millions $ (39 ¢ par action) comparativement à 13,8 millions $ (33 ¢ par action) en 2014.
La performance du quatrième trimestre s'explique principalement par une augmentation des activités dans deux des principaux segments d'affaires de Canam - ceux des charpentes métalliques et des bâtiments d'acier - et par l'appréciation du dollar américain.
Dans le marché des charpentes métalliques lourdes, par exemple, les revenus ont augmenté de 154 % par rapport au quatrième trimestre de 2014 et ils ont triplé pour l'ensemble de l'exercice 2015 comparativement à l'an dernier.
Quant au secteur des ponts, le président et chef de la direction du Groupe Canam, Marc Dutil n'a pas caché sa «déception» à l'égard de la «légère» baisse des revenus et de la rentabilité. Il a assuré que la compagnie avait pris les moyens pour corriger la situation. Il est à noter que les premiers fruits du contrat de 225 millions $ obtenu par l'entreprise beauceronne pour la fourniture de la superstructure en acier des approches du nouveau pont Champlain dans la région de Montréal n'apparaîtront que dans les résultats de l'exercice financier 2016.
Carnet bien garni
Le carnet de commandes du Groupe Canam est bien garni. Il totalisait, au 31 décembre, 1,1 milliard $, en hausse de 17,5 % par rapport à sa valeur il y a un an. Les projets en poche provenaient principalement (67 %) du marché américain.
Au cours de son entretien avec les analystes financiers, Marc Dutil a souligné que le creux qui affecte le monde de la construction non résidentielle aux États-Unis ne devrait pas s'éterniser. Entre 2009 et 2015, le ralentissement a fait mal. Il faut remonter à une cinquantaine d'années pour constater une période de six années consécutives durant laquelle la construction non résidentielle a titubé à ce point. «Clairement, il y a place à la croissance», a-t-il indiqué en mentionnant que le Groupe Canam était en excellente position pour éventuellement faire des acquisitions.
Quant aux résultats globaux de Canam pour 2015, la fierté est de mise, affirme Marc Dutil, en s'empressant toutefois de précise que l'entreprise est capable de faire mieux encore.
Rappelons que le Groupe Canam possède 22 usines en Amérique du Nord et fait travailler 4269 personnes au Canada, aux États-Unis, en Roumanie, en Inde et à Hong Kong. Bon an, mal an, l'entreprise participe en moyenne à 10 000 projets par année dans les bâtiments, les charpentes métalliques et les ponts.
À la Bourse de Toronto, jeudi, l'action du Groupe Canam (TSX : CAM) a clôturé à12,76 $, en baisse de 39 ¢.