L'usine Sico du boulevard Sainte-Anne, à Beauport

Grève générale illimitée chez Sico à Beauport

Sans convention collective depuis le 31 octobre 2014, les 70 travailleurs du fabricant de peinture Sico, de l'arrondissement de Beauport, ont déclenché, lundi, un débrayage général illimité.
Vendredi dernier, ces salariés - syndiqués à la CSN - ont rejeté dans une proportion de 86 % l'offre finale et globale déposée par l'employeur. Rappelons que Sico est membre de la famille de Pittsburgh Plate Glass, un fabricant américain de produits chimiques.
Dans un communiqué, la CSN relève que l'offre finale soumise par l'employeur était accompagnée d'une menace de lock-out en cas d'un rejet de cette offre par les syndiqués.
«C'est incroyable ce qu'on souhaite nous enlever», a dénoncé le président du syndicat local, Sylvain Carbonneau.
Il s'élève contre le fait que l'employeur veuille créer deux niveaux de travailleurs en recourant à des clauses orphelins. Il propose également un gel des salaires pendant trois ans.
Entre autres, rapporte la CSN, le patron veut établir une différence de salaire de 6 $ l'heure pour les personnes nouvellement embauchées et une réduction des congés de maladie pour celles-ci. De plus, l'employeur mettrait également fin à sa contribution de 2 % au REER pour les salariés nouvellement embauchés. Cette contribution prendrait fin en 2020 pour les autres travailleurs de Sico.
«Des reculs au niveau des vacances et assurances collectives sont quelques exemples des intentions de la partie patronale. Ce n'est pas acceptable, d'autant plus que la compagnie n'est pas en difficulté et que les travailleurs ont déjà fait de nombreux sacrifices dans le passé», a tenu à préciser M. Carbonneau.