Des adolescentes ont participé, jeudi, à une immersion en entrepreneuriat à l'Université Laval. À l'avant-plan, Suzy Patton, conseillère en entrepreneuriat chez Option Travail.

Glambition: Allumer l'étincelle entrepreneuriale chez les adolescentes

Une cinquantaine de jeunes filles, des élèves des 4e et 5e années du secondaire de plusieurs établissements scolaires de Québec, ont pu profiter, jeudi, d’une journée qu’elles n’oublieront pas de sitôt dans l’univers de l’entrepreneuriat.

Et qui pourrait influencer, qui sait, le chemin qu’elles vont parcourir au cours des prochaines années.

L’événement s’appelle Glambition Québec.

«Nous voulons allumer la petite étincelle entrepreneuriale chez les adolescentes», annonce Suzy Patton, conseillère en entrepreneuriat chez Option Travail et l’une des organisatrices de l’événement qui se tenait au pavillon Palasis-Prince de l’Université Laval.

«Cette petite étincelle ne les poussera peut-être pas nécessairement à se lancer en affaires demain matin, mais surtout à prendre conscience de leur capacité à entreprendre et à réaliser des projets», précise Mme Patton en soulignant que les employeurs sont de plus en plus à la recherche de travailleurs et de collaborateurs qui possèdent la fibre entrepreneuriale et qui vont permettre à leur entreprise de se renouveler constamment pour affronter un environnement économique en perpétuel mouvement.

En effet, Glambition vise à sensibiliser les jeunes filles à la culture entrepreneuriale. La démarche a également comme objectif de les encourager à devenir des agents de changement dans leur milieu.

En novembre dernier, l’Indice entrepreneurial québécois 2017 révélait que, depuis 2009, le ratio des femmes passant de l’étape de l’intention de se lancer en affaires à celle d’entreprendre des démarches pour fonder sa compagnie était supérieur à celui des hommes.

Voilà une bonne nouvelle.

N’empêche, souligne Suzy Patton, qu’il y a encore trop peu de femmes en affaires.

Pour elle, l’absence de modèles féminins est un frein important. Les jeunes filles ont besoin de s’identifier à des femmes qui ont fait le choix de l’entrepreneuriat.

Jeudi, les adolescentes, regroupées en équipes de dix, étaient jumelées à des mentores entrepreneuriales pour développer un projet. Tout au long de la journée, elles ont pu profiter des conseils d’une équipe d’enseignantes de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval. Elles ont pu ainsi se familiariser avec le b.a-ba de la création d’une entreprise, soit la validation du projet, la détermination des coûts et des revenus et la façon d’attirer l’attention des investisseurs.

Au terme du Glambition, chaque équipe devait aller vendre sa salade devant un jury. Des bourses étaient remises à celles qui présentaient les projets les mieux ficelés.