Steven Blaney réaffirme son appui inconditionnel au système de gestion de l'offre.

Gestion de l'offre: Blaney rejette la position de Bernier

Steven Blaney est en complète opposition avec Maxime Bernier concernant la gestion de l'offre dans le secteur agricole.
De passage à Montréal, mardi, le député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis a qualifié les propos de son adversaire beauceron dans la course à la direction du Parti conservateur de «très malhabiles», en plus d'être contradictoires.
Maxime Bernier, qui ne cache plus son opposition au système de gestion de l'offre depuis qu'il s'est lancé dans la course, avait déclaré à La Presse canadienne plus tôt ce mois-ci que le Canada pourrait sortir gagnant d'une renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) en bradant le système de gestion de l'offre comme monnaie d'échange. Ces commentaires avaient été faits à l'approche du voyage du premier ministre Justin Trudeau à Washington.
De tels propos soulèvent de sérieuses questions sur la compétence de négociateur de Maxime Bernier, selon Steven Blaney.
«C'est une très mauvaise approche de négociation que de montrer notre jeu avant. C'est très malhabile», a-t-il dit en marge d'une conférence de presse portant sur l'immigration illégale.
M. Blaney ne s'est pas arrêté là, soulevant ce qu'il estime être une contradiction fondamentale dans l'approche du député de Beauce aux Communes.
«Je m'étonne qu'un libertarien comme M. Bernier soit en faveur (du) dumping de produits américains largement subventionnés comme le sont les produits agricoles américains, notamment le lait, qui bénéficie de subventions directes qui vont de 200 millions $ à 1,3 milliard $ par année, alors qu'ici au Canada, on sait très bien qu'il n'y a aucune subvention directe pour les produits laitiers», a fait valoir M. Blaney.
Steven Blaney, lui, réaffirme son appui inconditionnel au système de gestion de l'offre et se dit prêt à en débattre en tout temps avec le député de Beauce, qu'il accuse de se défiler.
«Il semble fuir les conversations basées sur des faits en matière de gestion de l'offre et de production agricole», a-t-il laissé tomber sur un ton tranchant.
Virage à 180 degrés
Maxime Bernier avait promis de défendre «intégralement» le système de gestion de l'offre en juillet 2015 à quelques centaines de producteurs venus manifester devant son bureau de circonscription à Sainte-Marie de Beauce leur inquiétude face au Partenariat transpacifique, alors qu'il était ministre d'État à l'Agriculture dans le gouvernement Harper.
Il a toutefois effectué un virage à 180 degrés après avoir annoncé sa candidature à la direction du parti en 2016, affirmant ne plus être lié par la ligne de parti de l'époque et allant jusqu'à qualifier la gestion de l'offre, qui régit les productions d'oeufs, de volaille et de lait, de socialiste et la comparant à l'économie planifiée de l'ancien régime soviétique russe.