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Marie-Pier Noreau et Sonia Robitaille-Jacob, cofondatrices des Caramels FAA, ont vu leur chiffre d’affaires exposer à la suite de leur présence à l’émission Dans l’oeil du dragon. Elles ont vendues 3000 boîtes de pots de caramel en 72 heures.
Marie-Pier Noreau et Sonia Robitaille-Jacob, cofondatrices des Caramels FAA, ont vu leur chiffre d’affaires exposer à la suite de leur présence à l’émission Dans l’oeil du dragon. Elles ont vendues 3000 boîtes de pots de caramel en 72 heures.

[GÉRER LA CRISE] Caramels FAA: grande vague d’amour grâce aux Dragons

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
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La pandémie de coronavirus a tout changé pour les entrepreneurs d’ici qui en ont souffert mais qui ont aussi rebondi dans la tempête, faisant parfois jaillir de nouvelles façons de faire. À l’heure de la seconde vague, nous poursuivons les rencontres de cette série «Gérer la crise».
  • Entreprise : Caramels FAA
  • Type d’entreprise : conception et distribution de produits d’alimentation
  • Contact : Marie-Pier Noreau et Sonia Robitaille-Jacob, cofondatrices

Q    Votre situation avant la crise?

   Nous avons commencé à faire du caramel en 2016, de manière artisanale, pour la première édition du marché Créafolie, à L’Ancienne-Lorette. Une de nos amies nous avait proposé d’y vendre notre caramel. Et nous sommes des filles de défis... Devant l’intérêt des gens, nous avons continué à nous présenter dans différents salons d’artisans et marchés dans la région. Et en septembre 2016, nous nous sommes incorporées. À ce moment-là, nous avions chacune un emploi. Mais nous avions toujours eu en nous une flamme entrepreneuriale qui nous laissait croire que nous aurions une entreprise ensemble. Jamais cependant on se serait douté que ça serait une entreprise de caramel même si le caramel était présent dans nos vies. Cuisiner du caramel était un prétexte pour nous voir et nous rassembler malgré nos rythmes de vie différent mais surtout pour partager et multiplier notre amour à nos proches, FAA étant les premières lettres des mots faits avec amour.

Parce que nous sommes des entrepreneures dans l’âme et non pas des cuisinières de profession, nous nous sommes entourées d’experts comme Cintech agroalimentaire quand est venu le temps de commercialiser notre recette afin de nous assurer qu’il y ait de la constance dans celle-ci. Et pour nous c’était essentiel qu’il n’y ait pas d’agents de conservation introduits dans notre recette. Il fallait aussi nous assurer que le caramel ne cristallise pas et qu’il ne devienne pas hétérogène au fil du temps.

Marie-Pier Noreau et Sonia Robitaille-Jacob, cofondatrices des Caramels FAA, ont vu leur chiffre d’affaires exposer à la suite de leur présence à l’émission Dans l’oeil du dragon. Elles ont vendues 3000 boîtes de pots de caramel en 72 heures.

Q    Comment avez-vous réagi lorsque la crise s’est amorcée?

R    Avant la pandémie, nous étions sur une énorme lancée. Un mois avant la crise (février) nous étions allées auditionner pour l’émission Dans l’œil du dragon. Et sur le studio de tournage, on nous avait fortement conseillé de multiplier notre chiffre d’affaires par six. Nous avions donc appelé tous nos fournisseur pour acheter de la matière première et des pots comme jamais nous ne l’avions fait. Quand la pandémie s’est amorcée, nous étions très stressée. Le monde de l’entreprenariat est constitué de haut et de bas et à ce moment là, nous vivions un down incroyable. À cause de la crise mais aussi parce que la diffusion de l’émission Dans l’œil du dragon était retardée. Nous avions mis tous nos sous dans la matière première et des pots pour être prêtes à faire la guerre. 

Le moment où on est le plus heureuses c’est quand nous sommes sur le terrain, présentes dans les marchés d’alimentations mais aussi dans les petits commerces, les marchés et les kiosques éphémères afin de faire goûter et découvrir nos produits aux Québécois. Et à cause du confinement, ce n’était plus possible. 

Q    Comment vous-en êtes vous sorties?

R    L’émission a finalement été diffusée et elle a eu des répercussions immense dans les heures suivant sa présentation. On a vendu plus de 3000 boîtes de pots de caramel en 72 heures. Il a donc fallu se retrousser les manches et s’asseoir avec notre équipe pour trouver des solutions pour innover. Immédiatement après la diffusion de l’émission, nos produits étaient distribués à travers 350 points de ventes. Nous en avons maintenant 850 grâce à notre partenaire DMB distribution alimentaire. Nous sommes aussi distribuées dans toutes les crèmeries du Québec grâce au distributeur LG Déry. 

Q    L’impact de l’émission Dans l’œil du dragon a donc été très grand?

R    La diffusion de l’émission est vraiment arrivé au parfait moment, soit alors que les Québécois étaient confinés. Et les cotes d’écoute ont explosé. On l’a vu. Les dragons nous avaient dit que nous allions recevoir une belle vague d’amour. Juste après l’émission, nous avons eu 60 000 visites sur notre site Web en quelques minutes seulement. On avait l’impression de rêver. On était branché sur notre boutique en ligne et à chaque vente, on entendait une cloche sonner. Ça n’arrêtait pas et ça s’est poursuivi même pendant la nuit.

Nous avons appris récemment que nous repasserons de nouveau à l’émission Dans l’œil du dragon le 7 juin dans le cadre de la capsule l’Effet dragon.

Q    Quels ont été les impacts de la crise?

   Lorsque la crise s’est amorcée, elle nous a ralenti un peu. Mais elle a eu toutefois un bel effet. Le gouvernement ayant incité les gens à soutenir les entrepreneurs locaux, nous avons misé là dessus. Nous sommes des filles de défi, nous sommes des femmes visionnaires, nous avons toujours su où on se voyait dans l’avenir. Nous avons donc cherché des stratégies innovantes dans le but de révolutionner l’ère du caramel et de continuer à faire parler notre entreprise. Nous nous sommes affiliées avec différentes entreprise québécoises dans le but d’être encore plus fortes. On a notamment créer différents produits avec Nicolas Duvernois dont le caramel Pur Vodka-canneberges-gingembre qui a fait fureur sur les réseaux sociaux. On a aussi lancé à la fin de 2020 en collaboration avec le Ferme Genest une bûche qui fut un réel succès. Et présentement, notre caramel framboise et notre caramel miel et argousier, sorti le 20 mai pour la journée nationale des abeilles, font fureur.

Dernièrement, nous avons lancé une nouvelle image de marque qui est CARAA. Et nous avons créé, en collaboration avec Jonathan Lagacé, de L.L. Prohibition, une sauce BBQ haut de gamme pomme-caramel. C’est notre premier produit dérivé du Caramel FAA, le premier de plusieurs autres que nous comptons lancer pendant la saison estivale dont quatre le seront le 19 juin en collaboration avec la Ferme Genest, des produits très gourmands pour se sucrer le bec. On réserve aussi des surprises à l’échelle nationale.

Les propriétaires des Caramels FAA ont lancé une nouvelle image de marque qui porte le nom de CARAA. Elles ont ensuite créé, en collaboration avec Jonathan Lagacé, de L.L. Prohibition, une sauce BBQ haut de gamme pomme-caramel.

Q    Qu’allez-vous retenir de 2020?

   Les mots résilience, impondérables et force de l’équipe. On passe énormément de temps avec nos employées. Si Caramels FAA vit un succès aujourd’hui, c’est vraiment grâce à son équipe. Ce sont nos amies. Elles sont comme des membres de notre famille. C’est aussi grâce et à nos partenaires d’affaires qui continuent de croire en nous, et aux Québécois qui ont le goût de soutenir une entreprise d’ici. C’est une très grande fierté. Nous demeurerons aussi éternellement reconnaissantes envers tous les commerçants, les petits commerces, les boucheries et les pâtisseries mais aussi les plus grosses bannières, parce que sans eux on ne serait pas où on est aujourd’hui.

Q    Comment vivez-vous votre succès?

   Pour nous c’est toujours un rêve que nous vivons au quotidien. Nous avions comme objectif de vendre 100 000 pots de caramel en 2020. Un objectif que nous avons dépassé. En 2019, nous étions sous les 200 000 $ de chiffre d’affaires. Celui-ci devrait être autour de 1,5 millions $ en 2021. On est donc plus que satisfaites. Mais on va continuer à travailler fort pour se faire connaître. Ainsi à tous les vendredis de l’été, nous présenterons des évènements sous la tente à notre usine de fabrication au 490 rue des Entrepreneurs et nous invitons les gens à y prendre part.

Les Caramels FAA, faa étant les premières lettres des mots faits avec amour.

Q    Que l’avenir vous réserve-t-il?

   Nous sommes en train d’investir dans de la machinerie afin d’alléger le fardeau des tâches physiques de la production qui ne cesse d’augmenter. En nous envisageons d’avoir une nouvelle usine en 2022. Nous avons différentes possibilités, soit l’auto-construction ou l’acquisition d’un nouveau bâtiment. Chose certaine, on manque d’espace dans les locaux où nous sommes situées et nous avons soif d’expansion.

Quand on a créé CARAA, notre nouvelle image de marque, notre but était d’établir de nouveaux partenariats avec des entrepreneurs et des entreprises pour créer des produits dérivés du caramel. On pense qu’il n’y a pas assez d’amour et que l’amour, ça se partage. C’est d’ailleurs notre devise au quotidien. On souhaite donc que tout ce qui va contenir du caramel soit du caramel FAA. On parle de bières, d’alcools, de pizzas, de tartes, de bûches, etc. On souhaite faire de Caramels FAA le véritable caramel du Québec.