Kinésiologue, Sarah Baribeau a fait ma maîtrise en périnatalité et développé une expertise pour l'entraînement pendant la grossesse et dans la rééducation postnatale qu'elle met à profit chez Bougeotte et Placotine, un réseau de centres d'entraînement spécialisés dans la en mise en forme périnatale qu'elle a fondé.
Kinésiologue, Sarah Baribeau a fait ma maîtrise en périnatalité et développé une expertise pour l'entraînement pendant la grossesse et dans la rééducation postnatale qu'elle met à profit chez Bougeotte et Placotine, un réseau de centres d'entraînement spécialisés dans la en mise en forme périnatale qu'elle a fondé.

[GÉRER LA CRISE] Bougeotte et Placotine: poursuivre sa mission personnalisée 

La pandémie de coronavirus change tout pour les entrepreneurs d’ici qui en souffrent, mais qui rebondissent aussi devant la tempête, se serrent les coudes avec leurs employés et, parfois, font jaillir de nouvelles façons de faire. Nous allons à leur rencontre dans cette série «Gérer la crise».
  • Entreprise: Bougeotte et Placotine 
  • Type: centres d’entraînement spécialisés dans la en mise en forme périnatale
  • Contact: Sarah Baribeau, propriétaire

Q Votre situation avant la crise?

R Bougeotte et Placotine se spécialise en mise en forme périnatale. Je suis kinésiologue et j’ai une maîtrise en périnatalité. J’ai développé une expertise pour l’entraînement pendant la grossesse et dans la rééducation postnatale. J’ai créé un environnement basé sur des faits scientifiques pour que la nouvelle maman n’ait pas de séquelles en lien avec son accouchement et qu’elle puisse être active et avoir de saines habitudes de vie. Dans la région de Québec, je suis propriétaire de trois gyms situés dans Lebourgneuf, à Sillery et à Lévis dans le secteur Saint-Nicolas. En janvier 2019, une première franchise a été ouverte à Montréal et en août à Sherbrooke. Chaque succursale a deux salles d’entraînement et un petit espace café. Avant la crise, j’avais 22 travailleurs autonomes. J’ai pu en réengager trois.

Q Comment avez-vous réagi à la crise?

R Quand la COVID est arrivée, tout le monde a mis en ligne des entraînements gratuits. Personnellement, j’étais vraiment contente d’avoir une niche. Mon objectif était de rapidement offrir quelque chose à ma communauté, car j’avais des mamans qui étaient déjà inscrites à des sessions. Après une semaine, on s’est dit «go» et on a mis des cours en ligne en direct sur la plateforme Zoom. Et comme toutes les entraîneuses chez Bougeotte et Placotine sont des kinésiologues, nous n’étions pas gênées de demander un coût pour nos cours en ligne.

La force de Bougeotte et Placotine, c’est son côté personnalisé. C’est la raison pour laquelle je ne voulais pas faire du préenregistré. Avec Zoom, on voit nos mamans, on les corrige, on répond à leurs questions. 

Q Comment les mamans ont-elles réagi?

R Nous avons eu près de 200 inscriptions pour nos premières sessions 100 % Zoom en mai. Depuis le début de la COVID, j’ai démarré cinq cohortes de mon cours de rééducation postnatale qui s’appelle Premier pas de maman. En moyenne, 32 femmes s’y sont inscrites pour une période de quatre semaines. Et ce qu’il y a de merveilleux, c’est que j’ai maintenant des mamans de Trois-Rivières, de Gaspé, de Montréal. Ça m’a permis de constater que nous avions maintenant une réputation qui nous permettait d’aller chercher des mamans d’un peu partout.

Les premières semaines, on a aussi donné un accès illimité à des cours en ligne et lors de certains cours, 56 mamans y prenaient part. On a vraiment eu une belle réponse. On s’est rendu compte qu’avec un bébé, ça peut être le fun de sortir, mais qu’à l’occasion, c’est plus simple de rester à la maison.

Q La crise vous a-t-elle permis de travailler sur de nouveaux projets?

R Ça fait longtemps que je collabore avec le CHUL. Je donne des formations aux médecins et je les mets à jour sur les nouvelles études scientifiques quant à l’activité physique postnatale. J’ai donc proposé des cours gratuits d’éveil musculaire pour les femmes qui sont alitées, les femmes à grossesse à risque. Et le CHUL m’a ouvert la porte.

Q Êtes-vous optimiste pour l’avenir à court terme?

R Je suis confiante. Je me dis que si ça va bien, le gouvernement permettra bientôt tous les rassemblements extérieurs de 10 personnes. À ce moment-là, je pourrai offrir des cours extérieurs et réembaucher tranquillement mon monde. 

Q Comment voyez-vous le retour à la «normale» ?

R Je vois une réouverture très graduelle de nos centres. J’ai de petites salles de cours. Nous devrons avoir de petits groupes. On se croise les doigts qu’à l’automne, avec toutes les mesures d’hygiène qui seront en place, on pourra revenir à un ratio de huit personnes dans nos salles de cours.

C’est certain que nous allons continuer à offrir des cours en ligne. Ils me permettent d’avoir une offre complémentaire et de rejoindre des mamans en néonatalité ou qui n’ont pas le temps ou l’énergie pour venir dans un cours de groupe et d’autres de régions où nous n’avons pas de centre. Ils me donnent aussi l’occasion de faire du démarchage pour éventuellement ouvrir d’autres franchises. Je veux aussi continuer à offrir mes services au CHUL.

Nous avons aussi plein d’idées de nouveaux cours que nous pourrions offrir aux mamans, des cours originaux qui nous permettront de nous distinguer.