L'objet de la perquisition menée le 28 février par le Bureau de la concurrence dans les bureaux de Genivar à Québec n'a pas été précisé.

Genivar devient WSP Global

La firme de génie-conseil Genivar devient WSP Global. Ce changement d'identité survient alors que le géant fondé dans la capitale tente toujours d'obtenir son certificat de probité auprès du gouvernement du Québec.
Avec la nouvelle année vient la fin de la «restructuration» de Genivar, qui avait déjà annoncé qu'elle adopterait le nom de WSP Global. «Nous pourrons ainsi tirer le meilleur parti possible de cette marque dont la réputation n'est plus à faire», a affirmé jeudi dans un communiqué le pdg de Genivar devenu WSP, Pierre Shoiry.
Genivar a fait l'acquisition, en 2012, de l'entreprise britannique WSP pour la somme de 442 millions $. Un geste qui a permis d'élargir ses activités à l'extérieur du Canada et de tripler ses revenus totaux.
Quelques mois plus tard, Genivar a été éclaboussée à la commission Charbonneau. Un dirigeant fraîchement démissionnaire, François Perreault, a confirmé la collusion des bureaux d'ingénieurs dans la région de Montréal et le recours à la fausse facturation pour donner illégalement aux partis politiques. M. Perreault a été arrêté par l'Unité permanente anticorruption en mai, en même temps que l'ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt.
Peu de temps après, le grand patron de Genivar à Québec, l'ingénieur Éric Tremblay, a annoncé qu'il quittait l'entreprise après 24 ans de service. Genivar avait indiqué au Soleil que la décision de M. Tremblay n'avait aucun lien avec le processus d'accréditation de la firme auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF), une démarche maintenant essentielle pour décrocher des contrats publics au Québec.
Pour obtenir un certificat de probité, les policiers doivent faire enquête sur les dirigeants et la structure de l'entreprise.
Genivar, maintenant WSP, est toujours en attente du feu vert de l'AMF. «Nous n'avons aucune indication quant à la teneur de la réponse ou l'échéancier de l'AMF», a répondu jeudi au Soleil la directrice des communications de WSP, Isabelle Adjahi.
L'automne dernier, un ancien dirigeant du consortium AECOM-Tecsult a aussi dévoilé un stratagème de collusion dans la région de Québec, où Genivar a été fondée à la fin des années 50. Huit firmes (Genivar, Dessau, Roche, BPR, Cima+, SNC-Lavalin, Teknika-HBA, AECOM-Tecsult) se seraient partagé les gros contrats municipaux à Québec et à Lévis en s'assurant que les prix collent au barème fixé par l'Association des ingénieurs-conseils du Québec.