L’équipe de direction du «nouveau» Cortex, Mathieu Tremblay, Jean-Michel Lebeau et Alexandre Bérubé.

Fusion naturelle entre Cortex et Agyl

«Tout ça a commencé autour d’une bonne bière, un midi, dans Saint-Roch!»

D’un trait, Alexandre Bérubé, Jean-Michel Lebeau et Mathieu Tremblay s’esclaffent. Il faut croire que les trois hommes se remémorent d’heureux souvenirs!
Ça se passait en novembre dernier.

Huit mois plus tard, la fusion de Cortex (35 employés) et d’Agyl (33 employés) est chose faite.

L’annonce a été communiquée, lundi, aux troupes de ces deux entreprises de création de produits numériques de Québec.

La nouvelle entité s’appelle Cortex.

N’allez surtout pas conclure que Cortex a avalé Agyl. Les dirigeants font tout simplement valoir que la dénomination retenue possède une empreinte plus forte auprès des clients et des différents publics.

Le président de Cortex, Jean-Michel Lebeau, demeure le président du «nouveau» Cortex. Son fidèle partenaire d’affaires, Mathieu Tremblay, devient le vice-président aux opérations. Alexandre Bérubé, le fondateur d’Agyl, porte le chapeau de vice-président aux affaires corporatives.

Les deux producteurs technologiques ont poussé dans les mêmes plates-bandes, celles des applications mobiles et Web. Cortex, notamment, a développé l’application de géolocalisation Nomade pour le Réseau de transport de la capitale.

Agyl, de son côté, a mis au point l’application officielle des célébrations du 375e anniversaire de Montréal et un outil permettant la localisation des stations de recharge pour les véhicules électriques.

Pendant que Cortex développait, ces dernières années, une expertise de pointe du côté des technologies novatrices comme la réalité augmentée, la réalité virtuelle et la reconnaissance vocale, Agyl attirait l’attention du fonds d’investissement Lune Rouge de Guy Laliberté.

Au fil du temps, elle est devenue un centre d’expertise pour les jeunes sociétés en démarrage dans lesquelles le fonds technologique du fondateur du Cirque du Soleil investit ses précieux dollars. Élément important à préciser : Lune Rouge accompagne Agyl dans l’actionnariat du «nouveau» Cortex.

Une alliance sensée

«Même si nous évoluons sur le même terrain de jeu, nous ne nous sommes jamais retrouvés en lutte, l’un contre l’autre, pour obtenir un contrat ou attirer un contrat. À vrai dire, nous ne nous connaissions pas vraiment avant de débuter les discussions qui ont mené à la fusion de nos organisations», explique Jean-Michel Lebeau. «Nous nous sommes alors aperçus que nos cultures d’entreprise et nos valeurs se ressemblent.

«C’est justement parce que nous ne travaillons pas dans les mêmes plates-bandes qu’une fusion des deux compagnies en pleine croissance fait encore plus de sens. Ensemble, nous ne faisons qu’étendre nos réseaux», ajoute Alexandre Bérubé.

Ses tentacules, le nouveau Cortex veut les déployer, tout d’abord, dans le reste du Canada et aux États-Unis, pour ensuite aller à la conquête du monde.

La nouvelle entreprise entend regrouper l’ensemble de son personnel sous un même toit au cours des trois prochains mois. Agyl a actuellement pignon sur rue dans Lebourgneuf alors que Cortex loge dans Saint-Roch.

Les statistiques montrent qu’à la suite d’une fusion, des employés quittent le navire.

«Nous voulons éviter ce phénomène», souligne Mathieu Tremblay. «La clé du succès, c’est la rétention du personnel et notre capacité à recruter les plus beaux talents. On ne veut pas perdre un seul employé. Il va falloir y mettre tout l’amour nécessaire pour en arriver à conserver nos gens.»

Entre 10 et 15 postes sont actuellement à pourvoir chez Cortex, notamment du côté des programmeurs.