En étant un plus gros joueur, EMBLM croit pouvoir faire des gains en termes de coûts et de délais de livraison, en plus d’offrir certains produits exclusifs, indique son président, Patrick Morissette.

Fusion entre des distributeurs de mobilier de bureau de la province

Un groupe de distribution de mobilier de bureau voit le jour dans la province, dans le but d’être plus compétitif. Le propriétaire de MAB Profil de Québec a investi environ 3 millions $ pour acquérir ou s’associer à trois autres distributeurs de Laval, Sherbrooke et Trois-Rivières. Les six bureaux de l’entreprise fusionnée porteront le nom EMBLM.

«On voit beaucoup dans le domaine des affaires, que ça soit dans la distribution ou dans le manufacturier, une tendance assez lourde aux regroupements, aux fusions ou aux acquisitions, qui fait des joueurs plus importants dans à peu près chacun des secteurs», explique le président d’EMBLM (on prononce «emblème»), Patrick Morissette.

Ce n’était toutefois pas encore le cas dans la distribution de mobilier de bureau au Québec, affirme celui qui a amorcé il y a environ 15 mois ce processus de regroupement. Il a donc choisi d’agir avant qu’une autre entreprise le fasse avant lui. «Au lieu de le subir, on est peut-être mieux d’être proactif et d’être le leader.»

Une seule enseigne

Les autres entreprises qui se joignent à MAB Profil (Québec, Lévis et Saint-Georges de Beauce) font des affaires en Estrie (BNM à Sherbrooke), en Mauricie et dans le Centre-du-Québec (Buromax à Trois-Rivières) et dans la région montréalaise (Solutions Zoom à Laval).

«Sur le plan marketing, que ce soit les enseignes, les camions, etc, on va tous migrer vers EMBLM assez rapidement.» Les autres noms vont donc disparaître.

«Nous offrons un service de proximité sur la majeure partie du territoire québécois, ce qui nous confère un réel avantage concurrentiel», estime M. Morissette, qui souhaite se «hisser au rang des grands acteurs de l’industrie». Comme de nombreux clients ont maintenant des antennes dans plusieurs régions, le fait de pouvoir faire affaire avec un même distributeur pour leurs projets est un atout.

«On voit souvent que les organisations veulent avoir une image corporative un peu homogène. Qu’on rentre chez Desjardins à Québec, ou en Beauce ou à Saguenay, ça va un peu se ressembler, sans que ça soit identique. Donc de travailler à avoir un partenaire-fournisseur, comme EMBLM, qui connaît leur vision, ça permet d’avoir un fil conducteur qui est plus uniforme», illustre-t-il.

Outre Desjardins, le groupe compte des clients comme Pomerleau, Groupe Canam, l’Université Laval, l’Université de Sherbrooke et Marmen.

Avoir plusieurs bureaux sur le territoire permettra d’offrir un meilleur service pour les suivis au quotidien. L’entreprise est en effet le lien entre le fournisseur, les professionnels et le client. «Je dis un peu à la blague qu’on vend du mobilier de bureau par défaut, parce que la grande valeur ajoutée c’est de travailler en collaboration avec le client, les professionnels, qui sont les architectes et les designers, pour construire une solution, la créer, la bâtir.»

En étant un plus gros joueur, EMBLM croit pouvoir faire des gains en termes de coûts et de délais de livraison, en plus d’offrir certains produits exclusifs. Les employés — il ne devrait pas y avoir de grands mouvements de personnel ni de pertes d’emploi — auront aussi accès à de plus belles perspectives de carrière.

«Une croissance importante est envisagée du côté du Montréal métro, compte tenu du poids démographique. Mais on va maintenir notre présence active dans l’ensemble des marchés», précise M. Morissette. Actuellement, Québec est le bureau principal.

Et le groupe pourrait encore grandir. «Même si ce n’est pas un objectif ultime au moment où je vous parle, la porte n’est pas fermée s’il y a d’autres opportunités d’agrandir la famille.»

EMBLM compte actuellement environ 90 professionnels. Il fait affaire «à 98 %» avec des fournisseurs québécois ou canadiens, pour «créer la richesse dans notre propre milieu», conclut-il.