Les fondateurs de Poka, Alexandre Leclerc et Antoine Bisson.

Financement de 10 millions $ pour Poka

Avec la réalisation d’une ronde de financement de 10 millions $, la jeune compagnie de Québec, Poka, se donne les moyens de ses ambitions.

L’entreprise a annoncé, jeudi, l’obtention d’un coup de pouce de 10 millions $ qui lui permettra de poursuivre sa conquête des États-Unis et de l’Europe.

Par l’entremise de son fonds Espace CPDQ, la Caisse de dépôt et placement du Québec a participé à la ronde de financement qui vient garnir les coffres de la jeune pousse fondée par Alexandre Leclerc et Antoine Bisson.

Robert Bosch Venture Capital (RBVC), la société de capital de risque de Bosch Group, un fournisseur de technologies et de services pour les entreprises industrielles du monde entier, a également mis la main dans sa poche pour aider Poka à atteindre ses objectifs.

La famille Leclerc, INovia Capital et Uncork Capital — des fonds de capitaux de risque qui ont appuyé Poka lors de son lancement — ont aussi participé à la ronde de financement de 10 millions $.

«Alors que le secteur industriel se transforme rapidement, les manufacturiers doivent miser sur de nouvelles idées et de nouvelles technologies pour demeurer compétitifs», a indiqué le premier vice-président, Québec, de la Caisse de dépôt et placement, Christian Dubé. «Avec ses solutions, Poka permet aux entreprises manufacturières d’améliorer leur performance et d’atteindre une sophistication numérique qui est désormais requise pour se démarquer.»

«Poka transforme le secteur industriel, car elle réinvente complètement la façon dont les formations sont données et les connaissances sont partagées dans les usines», a soutenu, pour sa part, Luis Llovera, directeur général de RBVC.

Aux poubelles, les manuels d'instruction

Poka a mis au point une «plateforme sociale industrielle» par laquelle une entreprise peut transmettre les connaissances pratiques pour l’opération et la maintenance de ses équipements. L’application permet de rassembler la mémoire et l’expérience des employés afin de rendre l’information disponible en tout temps.

À l’heure des usines intelligentes, l’application Poka remplace les vieux manuels décrivant chacune des étapes du fonctionnement d’une machine. À l’heure du numérique, le papier n’a plus sa place en usine.

Poka rapporte que des centaines d’entreprises sur la planète utilisent son application en ligne et mobile.

Chose certaine, Poka a su attirer l’attention des investisseurs depuis sa fondation en 2013. En effet, la société a cumulé plus de 17 millions $ en financement.

«Plusieurs tendances, dont les vagues de départs à la retraite et l’automatisation accrue, convergent actuellement et créent un écart de compétences», a signalé le directeur général de Poka,  Alexandre Leclerc. «Poka fait face à ces enjeux en accélérant la formation des employés et en améliorant le partage des connaissances à l’époque des usines intelligentes.»

«En créant une banque de connaissances standardisée qui comprend des guides, des contenus de formation et des solutions propres à chaque poste de travail et à chaque machine, Poka aide à réduire les temps d’arrêt non planifiés, à améliorer la qualité des produits, à assurer la sécurité des employés, et à simplifier la communication entre les usines, les départements et les quarts de travail», a ajouté M. Leclerc.