Dix-huit étudiants sont présentement inscrits au programme de formation professionnelle en techniques d'usinage, dont le coup d'envoi est prévu pour le 3 février.

Feu vert à la formation de main-d'oeuvre en techniques d'usinage

Une épine de moins au pied des entreprises de fabrication de pièces mécaniques de la région de Québec. Le Centre de formation professionnelle de Neufchâtel de la commission scolaire de la Capitale a trouvé suffisamment d'élèves pour donner le signal de départ, le 3 février, au programme de formation menant à l'obtention d'un diplôme d'études professionnelles (DEP) en techniques d'usinage.
Pour donner le coup d'envoi à ce programme, il devait y avoir préalablement 17 élèves inscrits. Aux dernières nouvelles, il y en a 18, signale la porte-parole de la commission scolaire, Carole Coulombe.
À la mi-décembre, 29 entreprises de fabrication de pièces mécaniques de la région de Québec - qui oeuvrent en partenariat avec le Centre de formation professionnelle de Neufchâtel au sein d'un comité mixte de travail - montaient aux barricades pour dénoncer la décision prise par les autorités scolaires d'annuler la formation en techniques d'usinage qui devait débuter en janvier, et ce, en raison d'un nombre trop peu élevé d'inscriptions, soit à peine 13.
Cette décision, selon les signataires d'une lettre de protestation, allait compliquer l'existence des entreprises qui doivent remuer ciel et terre pour dénicher des machinistes, une denrée rare sur le marché de l'emploi à Québec. Les entreprises demandaient à la direction de la commission scolaire de faire marche arrière.
Décision suspendue
À l'écoute des récriminations des entreprises et consciente des problèmes de recrutement dans ce secteur d'activité, la commission scolaire avait finalement choisi de suspendre sa décision et de prolonger jusqu'à la mi-janvier la période d'inscription. À 13 élèves, la formation était déficitaire, estimait la commission scolaire, en soulignant au passage que le nombre d'abandons en cours d'année était passablement élevé en techniques d'usinage. Pour que le programme fasse ses frais, il fallait trouver quatre autres élèves. Finalement, ils seront cinq de plus.
Les entreprises de fabrication de pièces mécaniques sont évidemment satisfaites de la tournure des événements. «Nos besoins de main-d'oeuvre sont grands et nous ne voulions pas perdre éventuellement une cohorte de finissants», a indiqué la directrice des ressources humaines d'AMEC Usinage, Geneviève Paré.
Par ailleurs, d'autres programmes offerts par la commission scolaire de la Capitale et pour lesquels la demande de travailleurs est forte n'ont pas connu le même sort que celui du DEP en techniques d'usage. Faute d'un nombre suffisant d'élèves, les formations en dessin industriel et en comptabilité ne se sont pas amorcées en janvier.
Dans le cas de la formation d'équipements de production en pliage de métaux - là aussi, les besoins de main-d'oeuvre sont criants -, les cours viennent de débuter, mais avec à peine 10 élèves.
Il est aussi difficile d'attirer les jeunes vers les secteurs de l'hôtellerie, des services de restauration, de la boucherie et de la cuisine, fait remarquer Carole Coulombe. «Nous pourrions former encore plus de travailleurs si nous pouvions combler les cours offerts en soirée.»