S'appuyant sur un rapport, la Chambre de commerce et d'industrie de Québec déplorait dans nos pages, mercredi, que les taxes municipales plombaient l'économie du quartier Saint-Jean-Baptiste. Le maire Régis Labeaume n'est pas d'accord.

Fermetures dans Saint-Jean-Baptiste: Labeaume contredit la Chambre de commerce

Le quartier Saint-Jean-Baptiste n'a pas perdu 75 commerces depuis 2009 comme l'avance la Chambre de commerce et d'industrie de Québec (CCIQ). Entre 2013 et 2016, il en aurait plutôt gagné 45.
Combat de chiffres entre le CCIQ et le maire de Québec, Régis Labeaume.
Ce dernier a pris la plume pour réagir au mémoire présenté par la CCIQ au Groupe de travail sur l'environnement économique des entreprises mis sur pied par la Ville de Québec. Le Soleil publie sa lettre dans la section opinion.
«Depuis 2009, nous constatons que 68 commerces ont cessé ou déplacé leur activité dans Saint-Jean-Baptiste», écrit M. Labeaume. «Toutefois, l'auteur du mémoire de la CCIQ néglige de dire que d'autres ont ouvert leurs portes. Entre 2013 et 2016, le nombre d'entreprises a augmenté de 45 au net. Ça, c'est la réalité.»
Selon le maire, «le taux de vacance de superficie commerciale de la SDC Faubourg Saint-Jean-Baptiste était de 7 % en 2016, ce qui représente une excellente performance à cet égard.» 
Fiscalité municipale
Aux reproches de la CCIQ voulant que le modèle foncier actuel «incommode» les entreprises et les commerces, Régis Labeaume répond «que la fiscalité municipale relève du gouvernement du Québec et nous l'appliquons de notre mieux. [...] C'est mon administration qui, au cours du dépôt des derniers rôles d'évaluation, a instauré une mesure Robin des bois pour atténuer le fardeau de l'augmentation de l'évaluation et donc de la taxation des PME.» 
Il ajoute que «l'augmentation cumulative des taxes commerciales sur 10 ans est comparable à la moyenne des grandes villes québécoises.»
En ce qui a trait au quartier Saint-Jean-Baptiste, Régis Labeaume ajoute que l'administration municipale avait accordé près de 400 000 $ en subvention à la SDC. «Mon administration a à coeur que ce quartier rayonne.»
En terminant, le maire de Québec suggère à la CCIQ «de travailler davantage en collaboration, avec les autres partenaires économiques de la région, si elle souhaite, comme nous, vraiment contribuer à l'amélioration du développement économique de Québec.»
La création du Groupe de travail sur l'environnement économique des entreprises démontre, selon lui, la volonté de la Ville de «faire bouger les choses et d'améliorer la situation.»