Le fédéral souhaite céder ses terres de la ferme Chapais à des promoteurs, au prix courant, alors que la Ville de Lévis souhaite en faire un parc public.

Ferme Chapais: Ottawa «loin» de la volonté des citoyens, déplore Maltais

En voulant vendre les terres de la ferme Chapais à des promoteurs immobiliers, Ottawa démontre son ignorance des besoins et des désirs de la communauté lévisienne, estime Agnès Maltais.
«Encore une fois, Ottawa agit à l'encontre de la volonté des citoyens. C'est vraiment un gouvernement qui est trop loin, qui est loin de tout. Et ça n'a pas rapport pour moi au fait que ce soit un gouvernement conservateur. Le gouvernement d'Ottawa ne vit pas proche des citoyens. Il ne les entend pas», a déploré hier la ministre responsable de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, Agnès Maltais.
La ministre réagissait à la volonté annoncée du gouvernement fédéral de vendre les terres de 40 hectares situées sur les rives du Saint-Laurent, dans Saint-Romuald, à des promoteurs immobiliers privés.
La péquiste ajoute ainsi sa voix à celle de l'ancien libéral maintenant maire de Lévis Gilles Lehouillier et à celle du député provincial caquiste Christian Dubé pour réclamer que le domaine soit remis entre les mains de la communauté.
«Si la Ville veut que ce soit un parc, si les citoyens veulent que ce soit un parc, pourquoi on n'en fait pas un parc? Ottawa va dégager des milliards en surplus. A-t-il besoin absolument de venir embêter les gens de Lévis? Poser la question, c'est y répondre.»
Steven Blaney critiqué
Agnès Maltais en a profité pour lancer une pointe au député fédéral de Lévis, Steven Blaney, lui reprochant son silence dans le dossier. «Ils ont un ministre qui est présent sur place et qui n'a pas entendu les citoyens.»
Le gouvernement du Québec, assure Mme Maltais, accompagnera la Ville de Lévis dans ses réclamations auprès du gouvernement fédéral. Mme Maltais attend la rencontre entre le maire Lehouillier et le député et ministre Blaney. «À la suite de cette rencontre-là, on va agir ou on va réagir.»