Le gouvernement fédéral réfléchit à la possibilité de vendre à des promoteurs immobiliers le terrain de 40 hectares sur lequel est située la ferme expérimentale Jean-Charles-Chapais.

Ferme Chapais: Ottawa consultera le temps venu, dit Blaney

Le député fédéral de Lévis, Steven Blaney, refuse de prendre position dans le dossier de la ferme Chapais et assure qu'Ottawa «tiendra compte des besoins du milieu» quand viendra le temps de déterminer si on en fait un parc ou un développement immobilier.
Le gouvernement fédéral réfléchit à la possibilité de vendre à des promoteurs immobiliers le terrain de 40 hectares sur lequel est située la ferme expérimentale Jean-Charles-Chapais, et qui abritait anciennement une quarantaine animale dans le secteur Saint-Romuald.
L'administration municipale de Gilles Lehouillier, et celle de Danielle Roy Marinelli auparavant, ont toutes deux manifesté leur intérêt pour prendre en charge le domaine afin d'en faire un parc. Le député provincial de Lévis, Christian Dubé, a indiqué cette semaine au Soleil son souhait que le lieu devienne «les plaines d'Abraham de Lévis», et la députée et ministre responsable de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, Agnès Maltais, a elle aussi plaidé pour qu'on en fasse un attrait récréotouristique. Même la Commission de la capitale nationale du Québec a mis son grain de sel et a proposé son aide pour intégrer le domaine à son réseau de grands parcs publics.
Quand on lui demande où il se situe, le conservateur Steven Blaney refuse de se mouiller. «Ce n'est pas à moi à déterminer de l'usage. Ce qui important, c'est d'être à l'écoute des gens et de faire en sorte qu'il y ait une utilisation consensuelle de ce territoire-là.»
Le ministre fédéral dit faire confiance à l'expertise de la Société immobilière du Canada (SIC) qui est responsable de l'aliénation de ce bien. «C'est un long processus. On n'en est qu'aux étapes préliminaires. La Société a signifié son intérêt de développer le terrain et elle est en train d'évaluer l'opportunité pour elle de superviser l'aliénation de cet aménagement-là. La SIC a une expertise dans l'aménagement urbain en fonction des besoins des communautés.»
Des reproches à maltais
Il n'a d'ailleurs pas apprécié la sortie d'Agnès Maltais qui, dans Le Soleil de jeudi, accusait Ottawa d'agir «à l'encontre de la volonté des citoyens» et d'être «loin» de leurs préoccupations. Mme Maltais reprochait aussi à M. Blaney d'être absent du débat.
«J'ai pris note des commentaires de la ministre péquiste [Agnès Maltais]. Évidemment, on est loin de ces prétentions d'un développement immobilier sans vergogne qui ne tiendrait pas compte des besoins du milieu. [...] La ministre péquiste débarque comme un cheveu sur la soupe puisque ça fait plusieurs mois que je suis en contact avec la Ville.»
M. Blaney a répété à plusieurs reprises qu'Ottawa sera à l'écoute. «À ce moment-ci, ce qui est important pour moi, c'est de s'assurer que le processus tient compte des besoins de la communauté.»