Tristan Gevaux et Charlie Fernandez ont lancé Studio Reverbère pour guider les entreprises dans leur utilisation d’Instagram.

Être ou ne pas être sur Instagram

Exister ou ne pas exister sur Instagram?

Le dilemme est grand pour plusieurs entreprises qui osent mettre les pieds dans le merveilleux monde du commerce électronique sur les réseaux sociaux.

Le recours aux réseaux sociaux peut avoir une finalité strictement mercantile. Vendre ses produits ou ses services.

Il peut aussi servir à renforcer le positionnement de la marque de l’entreprise, à accroître sa notoriété et à entretenir des liens avec la clientèle afin qu’elle affiche une fidélité exemplaire.

«Malheureusement, les entreprises ne savent pas toujours comment intégrer un réseau social à leur stratégie de commercialisation et de marketing», rend compte Charlie Fernandez.

À l’image de son partenaire d’affaires Tristan Gevaux, Charlie Fernandez est un mordu d’Instagram.

Ces «deux pointures du numérique» de Québec viennent de fonder la première agence canadienne de communication spécialisée sur Instagram.

Pourtant, les boîtes de publicité et de marketing qui conseillent les entreprises en matière d’utilisation des médias sociaux sont légion.

Studio Réverbère, de son côté, a fait son lit.

Sa spécialité, c’est Instagram, un réseau social qui est aussi un service de partage de photos et de vidéos.

C’est bien simple, la jeune pousse de Québec veut être un «phare» pour les entreprises qui souhaitent tirer le maximum d’Instagram, qu’il s’agisse d’y renforcer leur présence ou d’y faire leurs premiers pas.

«Instagram, ce n’est qu’un outil de communication. Le grand défi, c’est de savoir bien l’utiliser», explique Charlie Fernandez qui se décrit comme une sorte d’«évangéliste» d’Instagram. Sur le site Internet de Studio Réverbère (http://studio-reverbere.com/), il est possible de télécharger gratuitement Instagram sans filtre, une synthèse des meilleures pratiques sur cette application.

Engouement pour Instagram

Mais, au fait, pourquoi Instagram? Parce que l’engouement pour ce réseau social ne se dément pas et que Facebook et Twitter perdent des plumes.

«Au cours des deux dernières années, le nombre d’usagers est passé de 350 à 800 millions», fait valoir Charlie Fernandez.

De plus, les instagramers sont actifs. «Pas moins de 75 % d’entre eux agissent après avoir vu la publication d’une marque, par exemple en visitant son site Web. En situation de cybercommerce, un usager d’Instagram a un panier d’achats dont la valeur moyenne avoisine les 80 $, soit très légèrement derrière le réseau de magasinage Polyvore (82,25 $) et loin devant Facebook (67,75 $).»

Avoir une belle identité graphique n’est pas suffisant pour briller sur Instagram dans la mesure où la marque va rapidement tourner en rond, fait remarquer Charlie Fernandez. Il est important que l’entreprise se dote d’une vraie personnalité. Comme celle d’un humain.

D’où l’importance d’avoir une marque forte et d’y accoler stratégie d’interaction avec les utilisateurs. «Il faut établir la façon dont la marque va interagir avec ses clients — et à quelle fréquence — afin de générer un engouement et faire en sorte qu’elle soit perçue comme elle l’est vraiment. La clé du succès sur Instagram, c’est d’être comme on est vraiment et non pas prétendre ce que l’on n’est pas», conseille M. Fernandez.