Pour le président et chef de la direction d'Exploration Orbite, Richard Boudreault, le nouveau procédé pour extraire l'alumine mis au point par sa compagnie ouvre les portes d'un vaste marché.

Est-du-Québec: Orbite lance un projet d'alumine de 5 milliards $

La compagnie Orbite lance un vaste projet d'exploitation de l'alumine dans l'Est-du-Québec prévoyant, d'ici 10 à 15 ans, l'implantation d'une dizaine d'usines de transformation d'alumine métallurgique.
«La décision est prise. Nous devrions avoir au moins 10 usines de 500 000 tonnes chacune seulement pour remplir la moitié des besoins d'alumine au Québec pour nos alumineries. Nous prévoyons construire une deuxième usine dans 12 à 18 mois, selon les tendances de l'économie, une fois que l'étude de faisabilité sera terminée en 2013», affirme Richard Boudreault, président et chef de direction d'Orbite. L'usine d'alumine de Cap-Chat en Haute-Gaspésie, de moins grande ampleur, devrait démarrer sa production au premier trimestre de 2013.
Le coût de construction d'une seule usine est évalué à 500 millions $ et procurerait directement du travail à plus de 200 personnes.
Entre Québec et Gaspé
Ces usines projetées seraient situées entre Québec et Gaspé. «Les débouchés sont les grandes alumineries québécoises, mais aussi le Groenland et l'Europe, dont l'Irlande. Notre alumine sera de haute qualité et à coût moins élevé que celle importée actuellement. Nous voulons développer ce projet avec des partenaires ontariens et américains. Même les Russes sont intéressés», a dit M. Boudreault au Soleil.
Orbite possède d'importantes superficies d'argile alumineuse «sous claims» au Québec, de la région de Québec à la propriété de la compagnie à Grande-Vallée, en Gaspésie. «C'est notre intention bien arrêtée d'informer les communautés locales de nos projets et de leurs impacts sur le plan environnemental, social et économique comme nous le faisons déjà en Gaspésie», a-t-il aussi indiqué.
Plusieurs critères seront pris en compte dans la localisation de ces futures usines, dont la proximité de la ressource naturelle, la disponibilité d'un port, d'eau et des ressources humaines.
«Ce sera un produit québécois provenant de nos terres rares avec une technologie d'ici. Nous n'aurons plus à importer au prix actuel pour 2,5 milliards $ d'alumine par année, de l'argent qui sera réinjecté dans l'économie québécoise.»
Le Québec, qui importe cinq millions de tonnes d'alumine par année, se situe au troisième rang mondial quant à la production d'aluminium.