Renaud Gagné, directeur adjoint du syndicat Unifor, espère que les retraités de la papetière de Québec auront reçu leurs chèques de retraite d'ici Noël.

Espoir pour les retraités de Papiers White Birch

Après deux années d'attente, de faux espoir et de contestation juridique, les retraités de Papiers White Birch pourraient enfin obtenir d'ici Noël leurs chèques de prestations de retraite.
Quelques jours avant Noël l'an dernier, les retraités de la papetière de Québec croyaient bien obtenir leurs chèques de retraite en provenance du propriétaire Black Diamond. La ministre du Travail de l'époque, Agnès Maltais, avait souhaité publiquement que le dossier soit enfin clos avant les Fêtes.
Mais le chèque n'est jamais venu, et le dossier a traîné devant les tribunaux. Vendredi, un jugement en Cour supérieure a toutefois donné raison aux retraités. À moins d'un revirement surprise, les chèques seront expédiés dans les prochaines semaines. «Mme Maltais avait dit : "On espère que les gens passent un beau Noël en 2013..." Nous autres, on espère que tout soit réglé pour Noël 2014, a souligné vendredi le directeur adjoint du syndicat Unifor représentant les retraités, Renaud Gagné.
Le jugement complexe de la Cour supérieure confirme que toutes les conditions sont remplies pour verser les prestations de retraite. Plus aucun obstacle ne doit empêcher les versements, selon la cour.
Appel du jugement
«C'est plusieurs millions depuis 2012 qui devront être versés», se réjouit M. Gagné. «C'est très triste que beaucoup de familles aient souffert de ça, en raison de cet argent-là depuis deux ans. Il y en a qui ont eu vraiment de la misère. Mais on espère que ça va être la fin.»
Black Diamond a néanmoins le droit d'interjeter appel de la décision. «Je ne vois pas sur quelle base juridique ils pourraient contester», nuance toutefois Renaud Gagné.
Dans sa décision, le juge Robert Mongeon ordonne au regroupement des employés retraités et au propriétaire Black Diamond White Birch de s'entendre sur les modalités de paiement des prestations rétroactives, en se conformant à des engagements pris en juin 2012.