L'organisation du congrès de Québec compte aussi sur un groupe de gens d'affaires de Québec, le club des ambassadeurs, avec à sa tête Yvon Charest (photo), président et chef de la direction de l'Industrielle Alliance.

Entrevue avec Yvon Charest: voyage au coeur du succès

Pas toujours facile de se lancer en affaires. Il faut prendre des décisions, des risques, être audacieux et, surtout, ne pas avoir froid aux yeux. Rien ne peut vous garantir le succès, mais avec une bonne préparation et un bon réseau de contacts, vous augmentez assurément vos chances de réussite. Voici les conseils d'un homme qui a su saisir les occasions, Yvon Charest, président et chef de la direction d'Industrielle Alliance.
1. Se connaître
Pour bien réussir en entreprise, il faut tout d'abord se connaître soi-même. C'est la base. Connaître ses talents, ses limites et miser sur ses forces. Il faut croire en sa capacité de s'améliorer et ne jamais baisser les bras. Éprouvez le savoureux plaisir d'être ambitieux sans avoir la névrose de l'ambition.
Au Québec, de plus en plus de jeunes ont le désir de se lancer en affaires. Une enquête menée en 2013 lors de la réalisation du Portrait du dynamisme entrepreneurial dans la Capitale-Nationale démontre que l'intention d'être entrepreneur chez les 18 à 34 ans se situe à 21,2 % et que près du quart de ces gens d'affaires ont l'intention de passer à l'action au cours des cinq prochaines années.
2. Savoir ce que l'on veut
Avant même de lancer son entreprise, il faut établir des objectifs précis et concrets. Qu'est-ce qu'on veut faire et qu'est-ce qu'on ne veut pas faire? Il faut être positif sur la destination et réaliste sur le voyage.
Il faut voir à long terme afin de mieux influencer sa destinée. Sachez le plus précisément possible ce que vous souhaitez faire de votre vie et comment vous voulez l'administrer (bureau, communauté, famille).
3. Faire les bons choix
Il faut bien comprendre ses intérêts personnels. Cependant, il faut être prudent, car il existe plusieurs dangers : agir en fonction d'un plaisir immédiat, s'entêter lorsqu'on a tort, vouloir toujours plus (argent, prestige), vouloir plaire, succomber à la pression venant d'autrui, sacrifier sa santé à n'importe quel autre avantage et vouloir gagner à tout prix.
4. Conquérir le feed-back
En entreprise, il faut savoir gérer son ego, profiter des conseils des autres et accepter la critique. On a avantage à savoir l'opinion des autres. Il ne faut pas être individualisme. Oubliez le j'ai, ayez une vision d'équipe.
Les connaissances d'autrui sont un beau plaisir, mais n'en faites pas un besoin. Il faut savoir laisser les autres être parfaits et merveilleux!
5. Gérer ses émotions
Il ne faut pas avoir peur lorsqu'on est propriétaire de confronter ses émotions désagréables (colère, envie, méfiance, animosité, ressentiment). Il faut cesser de dire que c'est la faute des autres et il faut savoir clarifier ses peurs et ses besoins.
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Mythes et réalité sur la pauvreté
Il n'y a pas de pauvreté chez nous. La vraie pauvreté est au Tiers-Monde.
Réalité : La pauvreté existe chez nous, à la différence qu'elle est inscrite dans un contexte de richesse et de prospérité relative, ce qui entraîne de l'exclusion sociale et des écarts de revenus importants. La pauvreté au Québec touche environ 10 % de la population.
Pour sortir de la pauvreté, il suffit d'aller travailler.
Réalité : S'il est vrai que le travail procure beaucoup d'avantages, occuper un emploi n'est pas une garantie contre la pauvreté. Près du tiers des personnes sous le seuil de faible revenu sont des travailleurs et des travailleuses.
Les pauvres ne savent pas gérer un budget. Ils ne font pas les bons choix et ne sont pas prévoyants.
Réalité : La pauvreté force souvent les gens à vivre au jour le jour simplement parce qu'ils n'ont pas les moyens de faire autrement. Tout peut devenir extraordinairement compliqué en situation de pauvreté, y compris de boucler un budget quand on n'a que quelques centaines de dollars par mois à dépenser pour couvrir tous ses besoins.