Entrepreneurs d'ici: la réussite par l'équilibre

La priorité : le travail ou la famille? «Il faut réussir dans les deux si on veut que cela fonctionne», a tranché le président de la Boulangerie St-Méthode, Benoît Faucher, lors d'un 5 à 7 organisé par Le Soleil à l'occasion du dévoilement du cahier «Chaudière-Appalaches - Fierté d'entreprendre», qui présente des entrepreneurs d'ici.
Ce n'est pas toujours facile de concilier travail et famille; l'école, une urgence au boulot, les devoirs. La majorité des jeunes entrepreneurs d'aujourd'hui affirme qu'il est primordial de trouver du temps pour ses proches, même à travers une semaine chargée de 70 heures, alors que pour certains vétérans des affaires, comme Marc Dutil, du Groupe Canam, la famille passe en deuxième, après la business.
«La conciliation travail et famille est un défi de notre génération. La génération précédente était peut-être plus habituée à voir des femmes au foyer. Aujourd'hui, je ne connais pas beaucoup de femmes qui accepteraient qu'un homme travaille 90 heures semaine et qu'il ne voit pas ses enfants. C'est un défi comme entrepreneur de prendre le temps pour ses enfants et sa famille», estime Tommy Gagnon, copropriétaire d'Automatech Robotik. «Il faut faire la différence entre ce qui est extrêmement urgent, urgent et prioritaire. La famille, c'est extrêmement urgent parfois», poursuit-il.
Même son de cloche du côté de Dominique Nadeau, directrice générale de Safari Condo. «Je suis d'accord qu'il faut réussir dans les deux. C'est une mission à se donner. Autant que j'ai des rendez-vous d'affaires, autant que j'ai des rendez-vous avec mon conjoint. Je me cédule du temps pour que cela ne devienne pas 100 % pour une chose et zéro pour l'autre.»
Du côté du président et chef de la direction du Groupe Canam, le discours est toutefois tout autre. «Pour moi, le travail passe en premier, et la famille, elle, est la bénéficiaire de ce travail-là. Il y a des privilèges qui viennent avec le travail, mais il faut être prêt à en payer le prix», dit-il.
Cahier spécial
Au cours des derniers mois, Le Soleil a dressé le portrait et le parcours d'une vingtaine d'entrepreneurs prometteurs de moins de 40 ans, dans un cahier intitulé «Chaudière-Appalaches - Fierté d'entreprendre». Trois patrons des affaires bien établis se sont également prêtés au jeu, soit Daniel Laprise de Maisons Laprise, Benoît Faucher, de Boulangerie St-Méthode, et Marc Dutil, du Groupe Canam.
Jeudi, ils ont tous participé à un 5 à 7 dans l'antre de Desjardins, à Lévis. Pour l'occasion, le président du Mouvement, Guy Cormier, était présent pour rappeler l'importance des entrepreneurs pour l'économie provinciale. Les participants ont pu lire en exclusivité le cahier qui sera publié samedi.