Les installations d'ArcelorMittal à Port-Cartier

Entente de principe chez ArcelorMittal

Lucien Bouchard a accompli son mandat. L'ancien premier ministre du Québec, appelé en renfort par l'employeur pour agir en médiateur, a fait lever la menace de grève pesant sur les installations d'ArcelorMittal sur la Côte-Nord. Une entente de principe a été conclue lundi matin entre le syndicat et la compagnie.
La semaine dernière, les quelque 2000 syndiqués de la multinationale à Port-Cartier et Fermont avaient rejeté à 99 % les offres dites finales de l'entreprise, qui a immédiatement mandaté M. Bouchard afin d'éviter la grève, prévue hier après-midi. L'arrivée de l'ex-premier ministre à la table des négociations s'est vraisemblablement avérée fructueuse.
«Nous pensons avoir ce qu'il faut pour un règlement, en fonction des mandats qui avaient été confiés au comité de négociation. C'est maintenant aux membres d'en décider», a affirmé le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, dans un communiqué.
M. Lapierre s'est refusé à tout autre commentaire tant que les syndiqués, regroupés dans cinq sections locales, ne se seront pas prononcés sur cette entente de principe. Ils devraient vraisemblablement le faire d'ici jeudi.
Parmi les principaux points d'achoppement dans cette négociation, on retrouvait notamment le régime de retraites des futurs employés et la parité salariale entre les travailleurs de la mine du mont Wright et ceux de Fire Lake. On saura d'ici la fin de la semaine de quelle façon ces points ont été réglés. Le précédent contrat de travail est échu depuis février.