Le SCFP a fait savoir qu'une assemblée générale des membres du Syndicat des employés de TVA aura lieu le 6 octobre pour se prononcer sur le contenu de l'entente de principe.

Entente de principe à TVA, la grève évitée

MONTRÉAL — Une entente de principe est finalement intervenue, vendredi, entre le Syndicat des employés de TVA et la direction du télédiffuseur quant au renouvellement de la convention collective, écartant ainsi toute menace de grève ou de lock-out.

L'information a été confirmée à La Presse canadienne tant par la direction de TVA que par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, auquel est rattaché le syndicat des 830 employés de TVA.

Au cours d'une assemblée générale, mercredi soir, c'est par un vote de 51,4 % que les membres du Syndicat des employés de TVA avaient rejeté l'offre «finale et globale» présentée la veille par la direction. Le soir même, Réal Leboeuf, conseiller syndical du SCFP, s'était dit prêt à retourner à la table de négociation «immédiatement».

Les discussions avaient repris in extremis entre les parties, puisqu'une menace de grève ou de lock-out planait pour les prochains jours.

Une grève illimitée aurait pu compromettre la diffusion de la soirée électorale par le plus grand télédiffuseur privé au Québec — bien que la direction de TVA affirmait avoir pris les moyens pour diffuser la soirée et sa programmation régulière, quoi qu'il arrive.

Le SCFP a fait savoir qu'une assemblée générale des membres du Syndicat des employés de TVA aura lieu le 6 octobre pour se prononcer sur le contenu de l'entente de principe.

Il n'en a pas révélé le contenu, préférant en garder la primeur pour ses membres, comme c'est habituellement le cas en pareille circonstance.

Le syndicat représente 830 travailleurs, soit des journalistes, caméramans, monteurs, maquilleurs, coiffeurs, réalisateurs, employés de bureau et autres.

Le coeur du conflit ne portait pas sur les salaires, mais sur la protection des emplois à TVA. Le syndicat voulait empêcher les abolitions de postes et le transfert des emplois de TVA vers d'autres filiales de TVA ou Québecor, comme les studios Mel's.

La direction de TVA se défendait d'agir ainsi et affirmait que la convention collective encadrait déjà le recours à la sous-traitance.