«Le coût relativement moins élevé des résidences, qui se reflète sur le montant des hypothèques, explique le ratio d'endettement inférieur au Québec», selon l'économiste principale du Mouvement Desjardins, Hélène Bégin.

Endettement des Québécois: pas de panique, selon Desjardins

Au Québec, le ratio des dettes par rapport au revenu après impôt se chiffrait à 153,3 % en 2016.
Ce qui signifie que les Québécois doivent 1,53 $ en dette sur le marché du crédit - qui comprend les prêts hypothécaires, les prêts personnels à la consommation, les cartes de crédit, la marge de crédit personnelle et les prêts automobiles sous forme de location - pour chaque dollar de revenu dont ils disposent.
«Faut-il s'en inquiéter?» pose l'économiste principale du Mouvement Desjardins, Hélène Bégin, dans un Point de vue économique publié lundi. (goo.gl/xDbLtQ)
Tout en signalant que «différents risques pouvant affecter la situation financière des ménages, telle qu'une remontée abrupte des taux d'intérêt ou une chute des prix de l'immobilier résidentiel» peuvent survenir, Mme Bégin refuse de sonner la clochette d'alarme.
Selon elle, le bilan financier des ménages est demeuré «globalement sain» en raison, notamment, de la faiblesse des taux d'intérêt et de la progression de la valeur de leurs actifs. 
Ce qui fait en sorte que la proportion des ménages vulnérables n'a pas augmenté depuis une quinzaine d'années. «La proportion des ménages qui risquent d'être incapables de rembourser leurs emprunts demeure relativement contenue», signale-t-elle. 
«Le bilan financier des ménages ne doit pas tenir compte uniquement des emprunts, mais aussi des actifs accumulés au fil du temps», souligne l'économiste. «L'essor du prix des maisons et la progression des marchés boursiers, bien qu'interrompue lors de certaines périodes, ont gonflé la valeur du patrimoine des Québécois depuis le début des années 2000.»
Hélène Bégin indique que le ratio d'endettement des Québécois est inférieur à celui des Ontariens (178 %).
«Le coût relativement moins élevé des résidences, qui se reflète sur le montant des hypothèques, explique le ratio d'endettement inférieur au Québec.»