Eddy Savoie a déjà deux offres chiffrées pour Le Concorde

Au moins deux groupes, dont un québécois, ont fait une offre d'achat pour acquérir l'hôtel Loews Le Concorde et poursuivre sa vocation hôtelière.
Eddy Savoie, propriétaire des Résidences Soleil, a confirmé la nouvelle, mardi. La semaine dernière, il se portait acquéreur du bâtiment de la Grande Allée, disant vouloir servir d'intermédiaire auprès d'acheteurs potentiels.
«On discute avec plusieurs personnes. Nous avons deux offres fermes et nous en attendons une dans les heures qui suivent [mardi]», a commenté M. Savoie.
Au total, huit personnes ou groupes l'ont contacté. À cela, il faut ajouter la liste des personnes qui avaient signifié leur intérêt à la Ville de Québec. Celle-ci avait commencé à chercher un acheteur potentiel au début de l'année. Depuis que les Résidences Soleil sont devenus propriétaires, l'administration Labeaume a accepté de transmettre la liste à M. Savoie pour qu'il communique avec ces gens.
La plus récente visite s'est déroulée dimanche en compagnie «d'un homme de l'Ontario». Parmi les offres reçues, au moins une provient d'un groupe québécois. La semaine dernière, M. Savoie disait être en contact avec deux groupes québécois et un européen. «Si tout va bien, j'ai espoir d'avoir des bonnes nouvelles pour la semaine prochaine.»
Revenir ou pas?
L'annonce faite mardi est survenue la journée même où se déroulait une foire de l'emploi à l'intention des quelque 250 employés qui ont perdu leur emploi à la fermeture de l'hôtel le 12 février. La majorité est toujours à la recherche d'un gagne-pain. Il faudra voir s'ils seront plusieurs à vouloir retourner travailler au Concorde dans l'éventualité où il rouvre ses portes.
«Ça ranime l'espoir. On voit la lumière au bout du tunnel.» Le représentant syndical, Jacques Fortin, a toujours crû à la vocation hôtelière de l'édifice. «C'est important pour les employés, mais aussi pour l'industrie touristique de la région, poursuit-il. On espère que tout le monde va y trouver son compte. Y compris M. Savoie qui pourra faire un profit et acheter un terrain pour construire sa résidence.»
Évidemment, il faudra statuer à savoir si un futur acheteur devra réembaucher les travailleurs qui le désirent. Actuellement, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Commission des normes du travail (CNT) ne s'entendent pas sur la durée de vie de la convention collective.
«Si l'hôtel était fermé depuis trois ans, ça serait plus compliqué, mais là, je ne suis pas inquiet», confie le représentant, précisant que son syndicat était prêt à s'asseoir avec le prochain propriétaire pour assurer la viabilité de l'hôtel sans pour autant «se mettre tout nu».
Enfin, lui-même n'est pas assuré de vouloir retourner à son poste s'il en avait la possibilité. «Le coeur a ses raisons, mais le portefeuille aussi», conclut-il.