Selon le ministre du Développement social, Jean-Yves Duclos, hausser l'âge de la retraite à 67 ans plongera des aînés vulnérables dans la pauvreté.

Duclos rejette l'idée de hausser l'âge d'admissibilité à la retraite

Le gouvernement fédéral rejette la recommandation de son Conseil consultatif en matière de croissance économique, qui lui avait suggéré lundi de hausser l'âge d'admissibilité à la retraite.
Le comité avait proposé de hausser l'âge d'admissibilité à la Sécurité de la vieillesse et aux prestations du Régime de pensions du Canada pour encourager les travailleurs à rester sur le marché du travail plus longtemps.
Mais le ministre du Développement social, Jean-Yves Duclos, a affirmé que le gouvernement respecterait sa promesse de fixer l'âge de la retraite à 65 ans. Lorsqu'ils sont arrivés au pouvoir, les libéraux avaient annulé une décision controversée des conservateurs qui avait fait passer l'âge d'admissibilité de 65 à 67 ans.
Selon M. Duclos, hausser l'âge de la retraite à 67 ans plongera des aînés vulnérables dans la pauvreté.
Le gouvernement examine toutefois d'autres incitatifs qui pourraient être adoptés pour garder les Canadiens au travail, s'ils le peuvent et s'ils le veulent, a indiqué le ministre.
Selon le rapport du Conseil, hausser l'âge d'admissibilité réduirait l'écart entre le Canada et les pays industrialisés ayant le plus haut taux de participation à la main-d'oeuvre chez les 55 ans et plus et pourrait ajouter 56 milliards $ au produit intérieur brut.
«Nous ne changerons pas cela parce que nous croyons que c'est important de protéger les personnes âgées vulnérables, celles pour qui il est impossible, pour toutes sortes de raisons, de continuer leur participation dans le marché du travail», a expliqué M. Duclos après une rencontre du cabinet.
«Dans un deuxième temps, nous examinerons très intensivement les façons d'améliorer les incitatifs que les autres travailleurs qui sont aptes et prêts à poursuivre leur participation dans le marché du travail pourraient recevoir afin de continuer de stimuler notre croissance économique», a-t-il ajouté.
Les recommandations du Conseil consultatif en matière de croissance économique ont souvent eu de l'influence sur les politiques publiques par le passé et ils devraient avoir un impact important sur le prochain budget.