Le jeu rôle demande de la persévérance et du temps. Ce n’est pas pour les joueurs adeptes des combats extrêmes ou du tir à la première personne.

Dragon Quest Builder: un jeu de rôle et de construction agréable

Pendant plus d’une dizaine d’heures, j’ai exploré le monde Dragon Quest Builder sur la console Nintedo Switch avec l’impression d’avoir découvert un bien petit pourcentage de ce vaste univers qui allie le jeu de rôle et le mode de construction à la Minecraft.

Lancé vendredi partout dans le monde, cette mouture du studio Square Enix, sur la Nintendo Switch, me réconcilie avec le style Minecraft, car je n’ai jamais compris l’utilisation de l’univers pixellisé sur des consoles capables d’interpréter l’ultra haute résolution (4 k).

Des puristes pourraient dire que la console Switch n’a pas la puissance de la PS4 ou de la Xbox One, mais au final les images sont superbes, le graphisme est raffiné et l’univers de ce jeu de rôle fait ce qu’il faut pour maintenir l’intérêt.

Le personnage principal, le héros de l’histoire, revient à la vie dans le royaume d’Alefgard dévasté et plongé dans les ténèbres par Lordragon, maître des monstres. Et des monstres, il y a des nouveaux dans chaque île visitée à l’aide d’un module de téléportation.

Pour reconstruire le monde, il faut commencer par une ville. Le constructeur qui a le don de fabriquer n’importe quoi ou presque, doit apprendre des spécialistes qu’il dénichera en chemin.

La première chose à apprendre, c’est la bouffe et la fabrication des objets d’utilité courante pour se mettre à l’abri et dormir. Au début, avant d’avoir un tournebroche, ce sera la vie de cueilleur. Si la jauge de la faim est à zéro, le personnage perd des points de vie. Donc, bien surveiller la jauge de faim et les points de vie deviennent un essentiel au départ, le temps de trouver de nouveaux habitants, de compléter quelques quêtes, de bâtir un atelier de forge et des pièces pour abriter tout le monde.

C’est un jeu d’exploration et de construction dans un monde ouvert où il y a des combats, mais aussi des moyens de défense encore plus importants pour conserver la ville intacte.

De la persévérance... et du temps

Des personnages auront des commandes spéciales pour des pièces et les mesures de protection. Il suffit de suivre les plans en amassant les bons matériaux ou en fabriquant les éléments nécessaires en devenant mineur pour dénicher le charbon, le cuivre et le fer pour fabriquer aussi les armes, les armures et les outils pour continuer la quête.

Le jeu rôle demande de la persévérance et du temps. Ce n’est pas pour les joueurs adeptes des combats extrêmes ou du tir à la première personne. La patience et l’observation sont les meilleurs atouts comme s’il fallait construire un casse-tête à 5000 morceaux.

J’ai bien aimé le jeu, le style qui s’adresse aux joueurs de tous les niveaux. Il suffit de suivre les instructions et la ville prendra de l’expansion. Et les monstres, on finit par les battre avec les bonnes armes et les potions de régénération. Si le combat est trop intense, il suffit de prendre les ailes pour revenir à la base illico et reprendre le combat une fois les forces revenues à leur maximum.

Les défauts du jeu sont du côté de la caméra et ses caprices dans les petits espaces, le manque de précision pour placer les blocs ou les objets et l’obligation de briser les éléments dans les pièces pour les replacer. Dans ce dernier cas, on défait aussi les murs et il faut réparer les dégâts.

C’est un univers sympathique. Le plaisir de jouer est au rendez-vous. Le jeu se vend 65 $.