Dollarama ouvre la porte aux cartes de crédit

Les clients de Dollarama  pourront bientôt payer leurs emplettes à l'aide d'une carte de crédit dans les quelque 1100 magasins exploités au Canada par le détaillant d'articles à 1 $ et plus.
Au terme d'un projet pilote de plus d'un an d'abord déployé en Colombie-Britannique puis implanté en Alberta ainsi qu'au Nouveau-Brunswick, la société québécoise (TSX:DOL) a décidé d'accepter les cartes Visa, MasterCard et American Express à compter du deuxième trimestre, soit avant la fin de la première moitié de l'année.
«Nous avons conclu que l'augmentation des ventes générées par l'ajout de ce mode de paiement viendra contrebalancer les coûts supplémentaires associés à l'acceptation des cartes de crédit», a expliqué jeudi le président et chef de la direction de Dollarama, Neil Rossy, au cours d'une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du quatrième trimestre.
L'entreprise n'a toutefois pas fourni de détails sur les coûts associés à ce nouveau mode de paiement.
Questionné par les analystes, le chef de la direction financière, Michael Ross, a expliqué que même si Dollarama avait finalement décidé d'accepter les cartes de crédit dans ses magasins, il faudra un an avant d'avoir le «portrait d'ensemble».
Entre-temps, le détaillant continue d'évaluer la possibilité de se lancer dans le commerce en ligne, mais selon M. Rossy, il est encore trop tôt pour dire quand une décision sera prise.
«Nous sommes en train d'élaborer une plateforme qui permettrait à certains consommateurs intéressés à acheter certains articles en grande quantité, a-t-il dit. Je ne suis toutefois pas encore assez confortable pour en (dire plus).»
Le grand patron de Dollarama a rappelé que l'offre du détaillant était différente des articles généralement plus dispendieux - comme des livres et des films - convoités par les consommateurs qui magasinent en ligne.
Au-delà des attentes
En ce qui a trait au quatrième trimestre terminé le 29 janvier, Dollarama a dépassé les attentes, affichant des profits nets de 146,1 millions $, ou 1,24 $ par action, en hausse de 17 pour cent.
Ses ventes se sont établies à 854,5 millions $, en progression de 11,5 pour cent par rapport à la même période l'an dernier.
Cette performance trimestrielle a surpassé les prévisions des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient sur un profit par action de 1,11 $ et sur un chiffre d'affaires de 839,6 millions $.
À la Bourse de Toronto, l'action de Dollarama a touché un sommet annuel de 107,23 $ en début de séance. En mi-journée, le titre prenait 7,33 $, ou 7,35 pour cent, pour se négocier à 107,07 $.
Pour leur part, les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an - un indicateur clé dans le secteur du commerce de détail - se sont améliorées de 7,9 pour cent.
«Il s'agit du neuvième trimestre consécutif au cours duquel Dollarama livre des résultats qui surpassent les attentes», a souligné l'analyste Irene Nattel, de RBC Marchés des capitaux, qui a salué la performance trimestrielle du détaillant.
La direction de l'entreprise s'est montrée très satisfaite de la performance des articles dont le prix oscille entre 3,50 $ et 4 $ pendant la période du temps des Fêtes, soulignant que cette catégorie ne représentait qu'une infime partie de l'offre de Dollarama.
Le détaillant croit également que son réseau pourrait compter jusqu'à 1700 magasins d'ici les huit à 10 prochaines années, ce qui représente quelque 300 établissements supplémentaires par rapport à sa prévision précédente.
«Dollarama pourra ainsi augmenter la taille de son réseau pendant encore plusieurs années», a fait valoir M. Rossy.
Au cours de la prochaine année financière, l'entreprise prévoit ouvrir entre 60 et 70 nouveaux magasins.
En ce qui a trait à l'exercice terminé le 29 janvier, Dollarama a engrangé un bénéfice net 445,6 millions $, ou 3,75 $ par action, en hausse de 15,7 pour cent, tandis que son chiffre d'affaires est passé de 2,6 à 2,9 milliards $. Les ventes des magasins comparables ont augmenté de 7,3 pour cent.