Un jeu d’évasion précède la visite de la distillerie et de la dégustation de gins, explique le président de la Distillerie Stadaconé, Jean-Pierre Allard.

Distillerie Stadaconé: du gin, de l’histoire et des énigmes [VIDÉO]

Amateur de gin et de jeux d’évasions seront heureux d’apprendre qu’ils pourront dorénavant combiner leurs passions à la Distillerie Stadaconé de Limoilou, un modèle unique à Québec.

Sur la 2e Rue, entre les entrepôts de pneus et les usines, rien ne laisse croire que cette zone industrielle de Québec pourrait attirer des touristes. Pourtant, c’est bien la mission de la Distillerie Stadaconé. «On voulait ajouter une offre touristique. Notre visite débute par un jeu d’évasion qui précède la visite de la distillerie et de la dégustation de gins. Il y avait donc le côté vraiment ludique», explique le président de la Distillerie Stadaconé Jean-Pierre Allard. Pour cette raison, les fondateurs de la distillerie ont choisi de se loger à Limoilou, à quelques minutes du Vieux-Québec.

Un jeu d’évasion

Il ne faut pas se fier à son extérieur pas très séduisant. L’intérieur de la distillerie est tout autre. Grâce au design raffiné et son ambiance décontractée, les visites guidées sont très plaisantes. 

Avant de goûter aux différents gins artisanaux, les visiteurs sont complètement plongés dans une autre époque, celle des premiers navigateurs. En entrant dans une pièce sombre, un mélange d’accordéon et de tambour se fait entendre. Il s’agit d’une cale de navire, puis de l’autre côté, une partie d’un village autochtone. Le jeu d’évasion est commencé. Les visiteurs doivent trouver le remède de leur capitaine qui a le scorbut. À travers l’expérience immersive Terre en vue! réalisée par À Double Tour, les visiteurs apprennent un peu d’histoire tout en résolvant des énigmes sous la thématique d’une rencontre historique des Premières Nations et des Européens.

Un volet historique

Selon Jean-Pierre Allard, le jeu d’évasion à caractère historique distingue leur distillerie des autres. «Le premier village iroquoien que Jacques Cartier a découvert en 1535 était à 500 mètres de la distillerie. Il s’appelait Stadaconé. Le premier hiver qu’il a passé avec son équipage est à 500 mètres de l’autre côté. On est vraiment à mi-chemin entre le campement des Français et le village de Stadaconé», se réjouit-il.

À l’international

À peine rentré sur le marché des spiritueux, Jean-Pierre Allard voit déjà grand. «Pendant la première année, on veut vraiment devenir fort dans la province de Québec et ensuite on veut entrer dans l’État de New York et en Ontario», souligne-t-il. En plus du gin, il souhaite se diriger vers la vodka, le whisky et l’absinthe. « Sur les 40 distilleries au Québec, on est la deuxième plus grosse. C’est un investissement de 1,8 million $», indique-t-il, très sûr de ses produits.