Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.

Dissonnances dans les négociations du secteur public

Les négociations devant mener au renouvellement des conventions collectives des employés de l'État se poursuivent normalement du point de vue gouvernemental. Le discours est tout autre au sein du front commun syndical.
Le président du Conseil du trésor a assuré, jeudi, n'avoir à l'esprit aucune loi spéciale pour forcer la rédaction des nouveaux contrats de travail. «On travaille ensemble [avec les syndicats] pour en arriver à une entente négociée, a dit Martin Coiteux. C'est dans cet esprit qu'on est. Je ne pense qu'à une chose : c'est d'en arriver à une entente négociée.» Le front commun syndical fera le point publiquement aujourd'hui sur cette ronde de négociations.
Du point de vue des leaders syndicaux, les choses ne vont pas bien. Ils en feront part aux médias ce matin. Des demandes de médiation sont dans l'air.
Les propositions du président du Conseil du trésor tablent sur un gel salarial les deux premières années du prochain contrat de travail de ses employés et sur des hausses de 1 % annuellement les trois suivantes. Les organisations syndicales réclament 4,5 % par an pendant trois ans.
Martin Coiteux veut faire passer l'âge de la retraite des syndiqués de 60 à 62 ans. Les syndicats demandent le maintien des dispositions actuelles du régime de retraite de leurs membres.