Jusqu'à 90 % des locataires qui contactent le Bureau d'animation et d'information logement du Québec métropolitain auraient raison de remettre en question le montant réclamé.

Dire non à une hausse de loyer... oui, c'est possible!

«C'est assez surprenant à quel point les gens ne savent pas qu'ils peuvent refuser [une hausse de loyer] tout en gardant leur logement.»
Plusieurs propriétaires forceraient un peu la note quand vient le temps de fixer le loyer de l'année à venir, juge Jonathan Carmichael, organisateur communautaire du Bureau d'animation et d'information logement du Québec métropolitain (BAIL). Jusqu'à 90 % des locataires qui contactent l'organisme auraient raison de remettre en question le montant réclamé.
Tous n'ont pas gain de cause, tempère-t-il. Le loyer est influencé par beaucoup de variables : travaux effectués, taxes, assurances, chauffage, frais de gestion... Le propriétaire doit pouvoir couvrir ses dépenses.
Grilles de calcul
Il existe des grilles de calcul pour évaluer la hausse légitime. En cas de contestation par le locataire, celui-ci conserve son logement. Il peut alors négocier avec le propriétaire une augmentation moindre. S'il n'y a pas d'entente, celui-ci peut demander à la Régie du logement de trancher.
Mardi, les militants du BAIL ont lancé leur campagne d'information annuelle, plantés à une intersection de la basse ville. Et des passants les ont questionnés, l'un d'eux jugeant justement que son propriétaire abuse.
Si vous avez un bail à durée déterminée d'un an, le propriétaire doit vous transmettre un avis d'augmentation entre trois et six mois avant l'échéance. Vous avez un mois pour répondre. Pas de réponse signifie que vous acceptez la hausse. Si vous ne recevez aucun avis, le bail est reconduit sans augmentation.
La Régie du logement publiera sous peu son évaluation de la hausse moyenne des loyers envisagée pour la prochaine année. Voilà qui pourra guider propriétaires et locataires. BAIL : 418 523-6177