Les chefs Adélard Bellefleur (Unamen Shipu), Martin Dufour (Essipit), Mike Mckenzie (Uashat mak Mani-utenam), Jean-Charles Piétacho (Ekuanitshit), Rodrigue Wapistan (Nutashkuan), Denis Mestenapéo (Pakua Shipi), Réal Mckenzie (Matimekush Lac-John), René Simon (Pessamit) et Gilbert Dominique (Mashteuiatsh) forment le Conseil de la nation innu.

Développement du Nord: les Innus posent leurs conditions

À la veille de probables élections provinciales, les chefs des neuf nations innues du Québec exigent de la première ministre Pauline Marois la création d'une table Québec-Innus, fonctionnant sur la base d'une relation de nation à nation.
Selon les chefs, récemment regroupés sous la bannière du Conseil de la nation innu, il est inconcevable qu'on ne tienne pas compte des droits territoriaux, politiques et ancestraux des Innus quand vient le temps de parler du développement nordique.
«Nous sommes un gouvernement ayant une responsabilité vis-à-vis nos membres et notre territoire. Aucune MRC, municipalité ou association ne peut prétendre avoir des droits comparables aux nôtres et le gouvernement doit en tenir compte», a lancé le Conseil, dans un communiqué.
Les chefs ont aussi rappelé à Mme Marois que Le Nord pour tous, successeur du Plan Nord, ne se réalisera pas sans la participation des Innus, et que ce Nord pour tous n'est pas l'endroit pour discuter des titres et des droits ancestraux. «Les investisseurs détestent l'incertitude politique et économique, notamment celles causées par les droits ancestraux autochtones. Il n'en tient qu'au gouvernement du Québec de tout mettre en oeuvre afin que ces droits soient considérés», ont ajouté les chefs.
Le Conseil a indiqué en terminant que «les leaders politiques des nations innue et québécoise ont le devoir de travailler ensemble à l'amélioration du futur, et que cela doit se faire dans un esprit de cohabitation et de coexistence entre deux peuples sur un même territoire».