Au total, les biologistes et entomologistes qui examinent jour et nuit les bouquets importés passeront au crible plus de 500 millions de fleurs durant les trois semaines avant la Saint-Valentin.

Des millions de fleurs sous surveillance à Miami

La Saint-Valentin arrive et à Miami l'imminence de la fête des amoureux occupe déjà bien sûr hôtels et restaurants, mais aussi des scientifiques des douanes américaines, qui inspectent des millions de bouquets de fleurs, à la recherche de parasites ou de drogues.
«La Saint-Valentin approche et est un moment important de l'année pour nous, avec les fleurs. On doit être très attentifs», a déclaré Migdalia Arteaga, une porte-parole du service des douanes américaines et de la protection des frontières.
«Aux douanes, c'est une des missions les plus importantes que nous avons: protéger le pays contre les parasites, qui pourraient envahir notre écosystème et causer de graves dégâts», a ajouté Mme Arteaga.
Le système peut sembler archaïque, mais il est efficace: les agents des douanes prennent les bouquets, les tiennent à l'envers et les tapotent, afin de faire tomber toute bestiole ou élément étranger qui pourrait avoir glissé dedans durant le voyage.
La plupart des fleurs à cette époque de l'année sont des roses qui proviennent de Colombie. Les autres pays d'origine sont principalement l'Équateur, le Mexique et les Pays-Bas.
Insectes et drogues
Près de l'aéroport de Miami, des millions de fleurs sont stockées dans une grande enceinte réfrigérée à 1°C.
Au total, les biologistes et entomologistes qui examinent jour et nuit les bouquets importés passeront au crible plus de 500 millions de fleurs durant les trois semaines avant la Saint-Valentin.
L'aéroport de Miami reçoit 88 % des fleurs coupées importées qui entrent aux États-Unis, une industrie qui représente 15 milliards de dollars et 200 000 emplois dans le pays.
«À cette période, nos spécialistes de l'agriculture aux douanes vont découvrir environ 1800 insectes dans les plantes, cela peut sembler beaucoup, mais c'est en fait assez peu», note Chrisopher Mason, directeur des douanes. «Mais il suffit d'un parasite pour infliger des dommages monstrueux à notre agriculture. Nos spécialistes représentent la ligne de front pour protéger l'Amérique».
Autres découvertes faites parfois dans les bouquets: de la drogue. Mme Arteaga explique ainsi que les douaniers ont déjà trouvé par le passé de la drogue injectée entre les pétales des roses. Dans de tels cas, les cargaisons ne sont pas saisies et les autorités laissent les livraisons s'effectuer, pour attraper les destinataires.