Plusieurs employés de la Compagnie de la Baie d’Hudson se sont vus confrontés à la possibilité d’un Noël fort morose, faute de revenus depuis près d’un mois.
Plusieurs employés de la Compagnie de la Baie d’Hudson se sont vus confrontés à la possibilité d’un Noël fort morose, faute de revenus depuis près d’un mois.

Des employés de la Baie privés de leur paie

MONTRÉAL — Plusieurs employés de la Compagnie de la Baie d’Hudson se sont vus confrontés à la possibilité d’un Noël fort morose, faute de revenus depuis près d’un mois.

La Presse canadienne a appris que la Compagnie de la Baie d’Hudson a dû se tourner vers des méthodes de paiement alternatives pour payer certains de ses employés.

Selon les informations obtenues, un nombre encore indéterminé d’employés du détaillant ont éprouvé des difficultés à recevoir la paie qui leur était due, problème qui a culminé à la fin novembre alors que certains n’ont reçu aucune rémunération que ce soit.

Dans certains cas, ce sont les commissions qui ont cessé d’être versées en septembre et, dans les cas d’employés qui ne sont pas à commission, ce sont les salaires qui n’ont tout simplement pas été versés.

Certaines personnes n’avaient reçu, en date du 17 décembre, aucune rémunération — ni commissions ni salaire — depuis le 29 novembre.

Interpellé par La Presse canadienne, le siège social de la Compagnie de la Baie d’Hudson a dit «comprendre le défi que présente cette situation aux employés qui en subissent les impacts» et a assuré que l’on était à «utiliser des méthodes alternatives pour verser des compensations, incluant une aide financière additionnelle» aux employés en question.

Vendredi, l’entreprise affirmait que «presque tous les paiements en souffrance avaient été corrigés» et ajoutait qu’elle «travaillait avec diligence pour que les problèmes soient corrigés le plus rapidement possible».

Personne n’était en mesure de préciser le nombre d’employés qui ont ainsi été privés de revenus, mais il s’agirait d’une faible proportion de l’effectif de l’employeur et ces employés seraient répartis à travers le pays et dans plusieurs départements.

Service de paie en Inde

Tous les employés touchés joints par La Presse canadienne ont fait état de la situation sous le couvert de l’anonymat, disant craindre de perdre leur emploi en témoignant à visage découvert. L’entreprise a cependant confirmé que leurs doléances à l’égard du non-­paiement de leurs prestations étaient fondées.

Bien qu’il ait été impossible de connaître la cause exacte de cette situation, les rumeurs circulant au sein de l’entreprise selon lesquelles la faute serait imputable à une firme chargée du service de paie en Inde sont inexactes. Le service de paie de la Baie est bel et bien situé en Inde, mais dans une entité qui lui appartient et non pas entre les mains d’un tiers agissant comme sous-traitant.

Fondée en 1670 pour la traite de fourrure, la Compagnie de la Baie d’Hudson est la plus ancienne entreprise d’Amérique du Nord et l’une des plus vieilles au monde qui est toujours en activité. Elle a récemment fait les manchettes en raison d’une partie de bras de fer pour sa propriété entre un groupe dirigé par le président de son conseil d’administration, Richard Baker, et la société d’investissement Catalyst Capital Group.