«Le secteur de l’alimentation est en pleine mutation, la commercialisation des boissons alcooliques également et, dans un processus de modernisation, des détaillants, propriétaires de dépanneurs, aimeraient avoir le droit de vendre de la bière en fût dans leur établissement; un concept déjà populaire aux États-Unis et en Ontario», avance au Soleil le directeur général de l’AMDEQ, Yves Servais.

Des dépanneurs veulent vendre de la bière en fût

L’Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec (l’AMDEQ) souhaite que les dépanneurs puissent vendre de la bière en fût pour emporter.

«Le secteur de l’alimentation est en pleine mutation, la commercialisation des boissons alcooliques également et, dans un processus de modernisation, des détaillants, propriétaires de dépanneurs, aimeraient avoir le droit de vendre de la bière en fût dans leur établissement; un concept déjà populaire aux États-Unis et en Ontario», avance au Soleil le directeur général de l’AMDEQ, Yves Servais.

Ce dernier prévoit faire cette demande au prochain gouvernement provincial. Il souhaite également mener bataille afin que les dépanneurs puissent vendre de l’alcool après 23h. Un point dont il a déjà discuté par le passé avec Québec.

L’an dernier, l’Association des détaillants en alimentation avait également démontré de l’intérêt pour que ses membres puissent vendre de la bière en fût.

«On peut penser à une station de bières où les clients se servent avec des cruchons. Il pourrait y avoir plusieurs sortes de bières en fût. Les détaillants signeraient des contrats avec des microbrasseurs ou de grands joueurs», explique M. Servais, estimant que cette nouvelle formule permettrait de mettre de l’avant les produits de microbrasseries locales.

«Le consommateur pourrait repartir chez lui avec son cruchon de bière [entre 950 ml et 2L]. Plusieurs de mes membres aimeraient développer ce concept. Aujourd’hui, il y a plusieurs dépanneurs qui se spécialisent dans la bière de type microbrasserie», poursuit-il.  

Projet de loi 170

L’AMDEQ a fait ces déclarations dans le cadre de l’adoption du projet de loi 170, mardi, modernisant le régime juridique applicable aux permis d’alcool et modifiant diverses dispositions législatives en matière de boissons alcooliques. M. Servais a tenu à saluer les nouvelles mesures qui permettront entre autres aux titulaires des permis d’épiceries de vendre de l’alcool dès 7 heures à compter du 1er juillet. 

Le projet de loi abroge aussi le règlement obligeant les détaillants à installer un dispositif empêchant l’accès aux boissons alcooliques en dehors des heures d’exploitation de leur permis.