Marinard a transformé 12,5 millions de livres de crevette en 2014, pour un chiffre d'affaires d'environ 30 millions $.

Des capitaux danois et britanniques chez Pêcheries Marinard

La danoise Sirena A/S et la britannique Lyons Seafoods Limited achètent 50 % du capital-actions des Pêcheries Marinard, l'usine de transformation de crevettes de Rivière-au-Renard, en Gaspésie. Les actionnaires gaspésiens conservent l'autre moitié de la propriété.
Les négociations avaient été ébruitées début décembre mais l'entente de principe a été conclue dans la nuit de lundi à mardi.
Roch Lelièvre, l'un des actionnaires gaspésiens, espère que les deux distributeurs internationaux de produits marins aideront Marinard à obtenir de la crevette supplémentaire à transformer. 
«Ce sont des joueurs majeurs du domaine des distributeurs, dit-il. Ils ont des liens un peu partout dans le monde pour des possibilités de ressource supplémentaire.»
Les 250 employés de Marinard, dont la majorité travaille environ 20 semaines par an, n'ont pas de raison de s'inquiéter, indique Roch Lelièvre. «Rien ne change dans les bureaux, la gestion reste la même.»
Les négociations avaient été ébruitées début décembre mais l'entente de principe a été conclue dans la nuit de lundi à mardi.
L'un des acheteurs, Sirena, est loin d'être un inconnu pour Marinard. Depuis 2009, la filiale terre-neuvienne de Sirena, Whitecap Seafood International Exporters, distribue toute la crevette de Marinard exportée hors du Québec. Ces exportations, surtout dirigées vers l'Europe, représentent 75 % de sa production.«Ce sont [Sirena et Lyons] des joueurs majeurs du domaine des distributeurs et des vendeurs importants, commente Roch Lelièvre, l'un des actionnaires gaspésiens de Marinard. Ils ont des liens un peu partout dans le monde pour des possibilités de ressource supplémentaire.»
L'usine de Rivière-au-Renard décortique 12 à 15 millions de livres de crevettes du golfe du Saint-Laurent chaque année. L'automne dernier, Marinard a toutefois testé la transformation de 340 000 livres de crevettes pêchées au large de l'Oregon, sur la côte ouest américaine.
Sirena et Lyons pourraient aussi donner accès à Marinard à la crevette pêchée au large du Groenland et du Danemark, estime M. Lelièvre. «On n'a pas d'objectif précis [pour la transformation de crevette étrangère] mais on veut maintenir ou augmenter notre volume, dans un contexte où on s'attend à une baisse mondiale de 15 % à 20 % [de la crevette pêchée].»
Les 250 employés de Marinard, dont la majorité travaille environ 20 semaines par année, pourraient ainsi voir leur saison allongée.
Quant aux nouveaux partenaires, «ils s'assurent un approvisionnement malgré la baisse mondiale et ils vont participer au développement [de Marinard]», déclare M. Lelièvre. «Ils sont au courant de toutes les nouvelles technologies et nous ont déjà aidés pour notre modernisation.» De 2010 à 2012, Pêcheries Marinard a investi près de 8 millions $ pour moderniser ses équipements de transformation.
Marinard a un chiffre d'affaires d'environ 30 millions $ par an. À titre de comparaison, Labeyrie Fine Foods, la société mère de Lyons, a généré des ventes de plus d'un milliard de dollars canadiens en 2013.
Les employés de Marinard n'ont pas de raison de s'inquiéter, croit Roch Lelièvre. «Rien ne change dans les bureaux, la gestion reste la même.»
Le montant de la transaction, qui devrait être finalisée dans les prochaines semaines, n'a pas été dévoilé.
Les actionnaires gaspésiens E. Gagnon et Fils, Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan, Roch Lelièvre et Benoit Reeves vendent une partie de leurs actions à Sirena et Lyons. Les pêcheurs Onil et Réal Bond conservent l'entièreté des leurs.