Fondateur de Gazon Synthétique Québec, une entreprise spécialisée dans la vente et l'installation de gazon synthétique, Alexandre Dumont sera l'un des représentants du Canada au Sommet de l'Alliance des jeunes entrepreneurs du G20.
Fondateur de Gazon Synthétique Québec, une entreprise spécialisée dans la vente et l'installation de gazon synthétique, Alexandre Dumont sera l'un des représentants du Canada au Sommet de l'Alliance des jeunes entrepreneurs du G20.

Des bancs d'école au G20

Marie-Pier Cayer
Marie-Pier Cayer
Le Soleil
En deux ans, Alexandre Dumont, fondateur de Gazon Synthétique Québec (GSQ), est passé de simple étudiant en gestion commerciale au Cégep de Sainte-Foy à représentant du Canada au G20 qui se tiendra dans la capitale russe du 15 au 17 juin.
«Je suis une personne qui est faite pour aller à l'international, et ma participation au G20 va me permettre de le faire très rapidement», affirme le propriétaire de GSQ. «À 21 ans, c'est un beau défi pour moi. Je suis d'ailleurs bien entouré par une équipe d'économistes et d'avocats de chez Ernst & Young pour planifier mon voyage», a ajouté le jeune entrepreneur.
Le parcours d'Alexandre Dumont était tracé d'avance. Déjà inventeur de projets à la petite école, il a poursuivi son rêve entrepreneurial jusqu'à démarrer en 2011 l'entreprise Gazon Synthétique Québec à l'âge de 20 ans.
«L'idée, c'était d'innover, d'amener quelque chose de différent», affirme celui qui étudie maintenant la finance corporative au campus lévisien de l'Université du Québec à Rimouski. En voyant qu'aucune entreprise n'offrait le service de vente et d'installation de gazon synthétique, le choix s'est fait de lui-même.
Durant ses études collégiales, il a fait grossir l'entreprise en s'associant à Philippe Pâquet-De Varennes, aussi étudiant au Cégep Sainte-Foy, à l'époque de la fondation de GSQ, et aujourd'hui étudiant au baccalauréat en administration des affaires à l'Université Laval. «Cette association a fait exploser les ventes!» confirme le jeune entrepreneur. Il s'estime d'ailleurs chanceux de pouvoir compter sur une équipe efficace à Québec.
Un grand territoire
Spécialisé dans la vente et l'installation de gazon synthétique dans le secteur résidentiel et commercial, GSQ tient également une division d'installation pour les terrains sportifs. Un projet est d'ailleurs déjà achevé sur l'île d'Orléans. Des terrains de plusieurs centres de la petite enfance ont aussi été gazonnés. «Nous sommes aussi très présents dans la région de Montréal et au Saguenay. C'est bien de desservir Québec, mais notre marché s'étend aussi en région», ajoute Alexandre Dumont.
L'entreprise a réalisé des projets dans tout le Canada et prévoit descendre vers le marché américain, plus particulièrement sur la côte Est. «Les projets s'en viennent très rapidement dans ce coin-là. On parle de quelques mois à une année avant qu'ils se concrétisent», explique le président.
Occasions d'affaires
C'est en participant au concours de la Fondation canadienne des Jeunes Entrepreneurs qu'il a gagné son siège au Sommet de l'Alliance des jeunes entrepreneurs du G20 (AJE G20). La cohorte de 22 représentants canadiens discutera d'innovation, de développement économique mondial et la création d'emplois. «C'est le gros événement politique dans le monde avec les 20 pays les plus puissants», lance-t-il.
Au-delà des sujets qui seront débattus au sommet, Alexandre Dumont prévoit profiter de toutes les occasions d'affaires qui se présenteront pour lui. «Je veux me faire des contacts à l'international pour mes futurs projets et le G20 me donne la chance, assez tôt dans ma carrière, de pouvoir côtoyer des entrepreneurs du Canada et du monde entier», explique-t-il. Des projets à long terme sont déjà prévus au Brésil. «Beaucoup de démarches s'en viennent prochainement pour un concept immobilier au Brésil», avance Alexandre Dumont. Avec la venue de la Coupe du monde de soccer en 2014 et les Jeux olympiques en 2016, le jeune entrepreneur dit vouloir développer ce marché en pleine croissance.
En plus des objectifs formels de l'AJE G20, Alexandre Dumont veut se rapprocher de la sphère politique. «On sait que l'économie est très liée à la politique, alors je veux entrer en contact avec des personnes importantes dans le monde et développer des liens avec elles», confie-t-il.
La jeune entreprise est en attente de plusieurs appuis financiers donc celui de la bourse des jeunes entrepreneurs 2013 des caisses Desjardins, d'un montant de 10 000 $, et celle de 100 000 $ du prix des jeunes entrepreneurs de la Banque de développement du Canada.