Maria Peña et Fabio Sarmiento pourront enfin être réunis au Québec, après des mois de démarches infructueuses pour l’obtention d’un permis de travail pour la Vénézuélienne.

Dénouement heureux pour le couple d’immigrants Peña-Sarmiento

Dans quelques semaines, Fabio Sarmiento pourra enfin serrer sa femme Maria dans ses bras. L’informaticienne a finalement eu son permis de travail temporaire après des mois de démarches et des milliers de dollars investis par le couple et l’entreprise qui les embauche tous les deux, Effenti.

«Je ne pouvais pas y croire», a lancé avec joie M. Sarmiento, un peu plus d’une heure après avoir reçu la réponse qu’il attendait depuis des mois. Sa conjointe vénézuélienne, mais qui vit en Colombie, avait quant à elle le goût de commencer ses valises tout de suite, a-t-il raconté. Soulagement généralisé chez Effenti aussi.

«Ça enlève un poids à tout le monde. Ça a été un cas qui a été très mobilisateur pour l’entreprise», jubilait Valérie Marier, vice-présidente d’Effenti. «Ce n’est pas un hasard», a-t-elle ajouté, en soulignant que l’article du Soleil avait permis de faire bouger les choses.

Nous avions raconté l’histoire du couple Peña-Sarmiento lundi. Pourtant habituée des demandes d’immigration, l’entreprise de services-conseils en technologie de l’information s’était butée à quatre refus de visa de visiteur ou de permis de travail pour Mme Peña. Effenti avait même fait appel aux services de la firme BB immigration pour l’aider dans ses démarches après les premiers revers.

La bande était de plus allée cogner à la porte du député de Louis-Hébert, Joël Lightbound, dans l’espoir que le dossier puisse se régler. Le bureau aide régulièrement les citoyens dans leurs demandes avec l’immigration.

Pourtant, comme Fabio Sarmiento a un permis de travail temporaire en poche, il aurait dû être relativement facile pour sa compagne d’obtenir le sien. Après avoir dépensé près de 10 000 $ dans les procédures, l’entreprise craignait de perdre non pas un, mais deux employés.

«Ça serait dommage de laisser mon projet d’immigration de côté, mais un moment donné, si Maria n’est pas là, je dois quitter le Québec», avait fait valoir M. Sarmiento. Son rêve d’immigrer au Québec lui avait déjà coûté environ 40 000 $. Pour Effenti, en contexte de pénurie de main-d’œuvre, deux employés en moins signifiaient aussi une perte d’environ 200 000 $ sur le chiffre d’affaires.

Demande réévaluée

Le bureau du député Lightbound a transmis la bonne nouvelle mardi. Depuis le dernier refus, le passeport de Mme Peña avait été prolongé, tout comme le permis de travail de M. Sarmiento. Son équipe a donc contacté Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada pour savoir s’il fallait encore déposer une nouvelle demande ou s’il pouvait y avoir une reconsidération de la dernière, à la lumière de ses nouveaux éléments.

«On a eu une réponse favorable. […] Ça évite aussi toute la bureaucratie et de recommencer une demande entière», a fait valoir le conseiller politique Filip Novakovic.

«On vient vraiment d’atteindre un objectif, qui était d’avoir une nouvelle employée et d’avoir un collègue Fabio super heureux pour leur permettre de réaliser leur rêve», s’est réjouie Mme Marier.

Le couple peut maintenant penser à son avenir et à fonder sa famille ici, s’ils sont acceptés comme résidents permanents. «On va avoir un petit Québécois», affirme M. Sarmiento, le sourire dans la voix.