La plus récente publication de la Revue financière du ministère des Finances indique qu'Ottawa présentait des surplus de 5,2 milliards $ à la même période l'année dernière.

Déficit budgétaire de 2,8 milliards $ à Ottawa

Le gouvernement fédéral a affiché un déficit budgétaire de 2,8 milliards $ pendant les quatre premiers mois de l'exercice 2016-2017, un recul de 8 milliards $ pour Ottawa comparativement à la même période, un an plus tôt.
La plus récente publication de la Revue financière du ministère des Finances indique qu'Ottawa présentait des surplus de 5,2 milliards $ à la même période de l'année précédente.
Le mois de juillet à lui seul s'est soldé par un déficit budgétaire de 1,8 milliard $, alors qu'on affichait un excédent de 200 millions $ en juillet 2015.
Les revenus entre avril et juillet ont diminué de 2,3 milliards $ comparativement à l'an dernier, tandis que les charges de programmes ont augmenté de 6,5 milliards $.
La Revue financière souligne également que les frais de la dette publique ont diminué de 800 millions $ au cours de cette période, en raison surtout de réajustements moins importants apportés à la valeur des obligations à rendement réel en fonction de l'indice des prix à la consommation, et de la baisse du taux d'intérêt effectif moyen sur l'encours de la dette portant intérêt.
Dépenses plus élevées
Plus tôt cette semaine, le directeur parlementaire du budget a annoncé que les dépenses sous le gouvernement Trudeau pendant les trois premiers mois de l'exercice financier avaient été les plus élevées depuis au moins six ans.
Vendredi, la Revue financière a précisé que la majeure partie des dépenses ajoutées était attribuable à une hausse de 3,9 milliards $ des charges de programmes directes comparativement à l'année précédente, une augmentation de 11,9 %.
La catégorie des «autres revenus» a affiché une baisse de 1,8 milliard $ entre avril et juillet comparativement à l'année précédente, une diminution causée en grande partie par le gain de 2,1 milliards $ qui avait été réalisé l'an dernier grâce à la vente des parts de General Motors que détenait encore le gouvernement.