À Québec, jeudi, une quarantaine de représentants des chasseurs, des transformateurs, des distributeurs, des chercheurs scientifiques et du gouvernement tentaient de s'entendre sur un plan d'action pour les trois prochaines années.

De nouveaux débouchés pour la chasse au phoque

Étant donné que les scientifiques estiment que les sept millions de phoques dans le golfe du Saint-Laurent ont dépassé le seuil de la surpopulation et que cette surpopulation a un effet négatif de 2 millions $ sur l'économie locale, la chasse au loup-marin pourrait reprendre, mais sur d'autres bases.
À Québec, jeudi, une quarantaine de représentants des chasseurs, des transformateurs, des distributeurs, des chercheurs scientifiques et du gouvernement tentaient de s'entendre sur un plan d'action pour les trois prochaines années. «Il n'y a pas que la viande et les peaux de loup-marin, mais de nombreux autres produits qui peuvent servir en médecine, en dermatologie et dans le développement des probiotiques», a affirmé Abdoul Aziz Niang, sous-ministre adjoint aux pêches et à l'aquaculture commerciale du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ).
Le collagène, les oméga-3, la graisse et d'autres produits permettraient de relancer une industrie plutôt chétive. «Les perspectives commerciales sont très encourageantes. Les débouchés apporteraient des emplois aux Îles-de-la-Madeleine», estime-t-il.
Selon lui, il faut s'entendre sur de bonnes pratiques de chasse et de la gestion de la ressource. Il y aura donc un projet pilote dans un plan d'action qui fera consensus. «Il faut réduire le troupeau en créant de la richesse en valorisant la chasse par d'autres utilisations de la viande de phoque», convient-il.